Lucas Papademos : Un accord pour la Grèce « d’ici la fin de la semaine »
Le premier ministre, Lucas Papademos, a déclaré que les négociations avec les créanciers privés de la Grèce devraient se terminer « d’ici la fin de la semaine », une annonce qui laisse supposer qu’Athènes est sur le point de clôturer quatre mois de négociations sur la restructuration de sa dette.
Le premier ministre, Lucas Papademos, a déclaré que les négociations avec les créanciers privés de la Grèce devraient se terminer « d’ici la fin de la semaine », une annonce qui laisse supposer qu’Athènes est sur le point de clôturer quatre mois de négociations sur la restructuration de sa dette.
Après le sommet européen d'hier (30 janvier), M. Papademos s'est adressé à la presse, affirmant que le délai était trop court, mais qu'ils étaient déterminés à trouver un accord.
L'implication du secteur privé (PSI) représente la principale pomme de discorde dans les négociations sur un plan de sauvetage de 130 milliards d'euros à destination de la Grèce. Ce renflouement avait été décidé en octobre dernier. Dans le cadre du plan de sauvetage, l'Allemagne insiste pour que les banques créancières y mettent du leur et acceptent une décote de 50 % de la valeur de leurs titres grecs.
« Les réformes sont là, mais les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre ces réformes sont encore sur la table », a expliqué M. Papademos.
« Nous espérons aboutir à un accord sur l'implication du secteur privé d'ici la fin de la semaine. »
Après le sommet qui s'est terminé tard ce lundi, M. Papademos s'est entretenu en privé avec de hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de l'UE sur la restructuration de la dette grecque.
Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont participé à ces discussions. Mario Draghi, le président de la BCE, devait participer à cette réunion, mais il a été remplacé par Jörg Asmussen, l'un des membres du directoire de la Banque centrale européenne.
« Il n'y a pas eu de négociations sur la Grèce ce soir, mais nous avons échangé des informations de manière bilatérale », a confié M. Papademos à la presse après la réunion.
La déclaration des dirigeants de la zone euro suite au sommet note les « progrès réalisés dans les négociations avec le secteur privé » sur la restructuration de la dette de la Grèce. « Nous demandons aux autorités grecques et à toutes les parties impliquées de finaliser les négociations sur le nouveau programme dans les jours à venir. »
Le premier ministre grec n'a pas souhaité s'exprimer sur l'éventualité d'une augmentation du montant du second plan de sauvetage, aujourd'hui à 130 milliards d'euros. Les détails de l'accord d'octobre doivent encore être négociés.
« Il est trop tôt pour savoir si nous aurons besoin de financements publics supplémentaires. Notre objectif et d'éviter cette alternative et de mettre en oeuvre l'accord sur l'implication du secteur privé. »
La semaine dernière, la Commission européenne a reconnu pour la première fois que le fonds de sauvetage nécessiterait jusqu'à 15 milliards d'euros supplémentaires, ce qui ferait grimper le montant de ce programme à 145 milliards d'euros.
Le programme d'aide devra être finalisé d'ici la mi-février, afin que la Grèce soit prête à rembourser 14,5 milliards d'euros d'obligations en mars.