L’UE approuve l’octroi de 40 millions d’euros pour le premier terminal GNL permanent d’Allemagne

L’UE a donné son feu vert à Berlin pour l’octroi d’une aide publique de 40 millions d’euros en vue de la construction du premier terminal GNL terrestre du pays, qui renforcera la sécurité de l’approvisionnement en gaz et devrait être opérationnel jusqu’en 2044.

Euractiv.com
German chancellor visits LNG terminal in Zeebrugge, Belgium
Des terminaux GNL, comme le terminal belge en photo, pourraient bientôt voir le jour en Allemagne, après avoir reçu le feu vert de Bruxelles. [EPA-EFE/YVES HERMAN / POOL]

L’UE a donné son feu vert à Berlin pour l’octroi d’une aide publique de 40 millions d’euros en vue de la construction du premier terminal GNL terrestre du pays, qui renforcera la sécurité de l’approvisionnement en gaz et devrait être opérationnel jusqu’en 2044.

Lorsque la Russie a cessé de fournir du gaz à l’Allemagne, le pays devait manquer de 50 milliards de mètres cubes. Rapidement, des plans ont été élaborés pour s’appuyer sur le gaz naturel liquéfié (GNL) acheminé par bateau. La regazéification du gaz surfondu nécessite des infrastructures spéciales, et les projets d’installation d’un terminal permanent sur le littoral allemand se concrétisent.

Le terminal de Brunsbüttel a été annoncé pour la première fois deux semaines après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

« Le nouveau terminal GNL de Brunsbüttel améliorera l’approvisionnement en gaz et les infrastructures en Allemagne », a affirmé jeudi (27 juillet) Margrethe Vestager, responsable des aides d’État de l’UE.

Pour inciter la compagnie néerlandaise Gasunie et la compagnie allemande RWE à construire le terminal, elles recevront 40 millions d’euros sous la forme d’un dividende spécial.

Le nouveau terminal, qui devrait être opérationnel d’ici 2026-2027, peut recevoir 10 milliards de m3 par an, ce qui représente environ un cinquième des flux historiques de gaz russe.

Le coût de l’entreprise devrait s’élever à 1,3 milliard d’euros. Environ 50 % des actions sont détenues par la banque publique allemande KfW (Kreditanstalt für Wiederaufbau), 40 % par Gasunie et 10 % par RWE.

Lorsque le terminal entrera en service, il remplacera le terminal GNL flottant existant stationné à Brunsbüttel — d’une capacité de regazéification pouvant atteindre 7,5 milliards de m3.

À l’approche de la date butoir de 2045 fixée par l’Allemagne pour atteindre la neutralité climatique, le gouvernement espère que le terminal pourra être réutilisé au lieu d’être laissé à l’abandon après seulement 15 ans d’utilisation.

« Les composants des installations qui ne peuvent pas être convertis ou qui ne peuvent l’être qu’à un coût disproportionné doivent être planifiés et construits de manière à pouvoir être utilisés avec de l’hydrogène ou des dérivés à partir de 2044 au plus tard », a souligné le gouvernement allemand dans un communiqué.

Pour l’UE, il est essentiel d’éviter un « verrouillage du gaz », soulignant que le terminal « sera converti après 15 ans d’exploitation, au plus tard en 2043 ».

[Édité par Anne-Sophie Gayet]