Matteo Salvini risque une peine de six ans d’emprisonnement pour l’affaire « Open Arms »
Le vice-Premier ministre italien et leader du parti d’extrême droite Lega, Matteo Salvini, risque une peine de six ans de prison dans le cadre du différend sur le navire d’une ONG. Un tribunal de première instance rendra sa décision ce vendredi 20 décembre.
Le vice-Premier ministre italien et leader du parti d’extrême droite Lega, Matteo Salvini, risque une peine de six ans de prison dans le cadre du différend sur le navire d’une ONG. Un tribunal de première instance rendra sa décision ce vendredi 20 décembre.
Matteo Salvini est accusé d’enlèvement et d’abus de pouvoir dans l’affaire Open Arms, dans laquelle il a empêché le débarquement de 147 migrants qui avaient été secourus par le navire d’une ONG espagnole au large de Lampedusa en août 2019.
Matteo Salvini, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait refusé qu’ils débarquent dans un port italien, et les 147 migrants avaient passé 19 jours en mer, bloqués à bord du navire de l’ONG Open Arms. Le responsable politique d’extrême droite risque six ans de prison s’il est reconnu coupable et condamné à la peine maximale.
« Je ne suis pas inquiet, je suis confiant et déterminé », a déclaré l’accusé jeudi à l’issue d’un sommet avec les autres dirigeants de son groupe au Parlement européen, les Patriotes pour l’Europe, à Bruxelles.
Avant la réunion de jeudi, les membres du groupe, parmi lesquels le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le dirigeant de Vox Santiago Abascal, ont posé pour une photo en signe de solidarité avec Matteo Salvini.
Sur la photo, ils portent des T-shirts noirs avec une photo du leader de la Lega, semblable à une affiche « Wanted » du Far West, avec en légende « Coupable d’avoir défendu l’Italie ».
Au dos du tee-shirt figure l’article 52 de la Constitution italienne, qui se lit comme suit : « la défense de la patrie est le devoir sacré de chaque citoyen », ainsi que le hashtag #iostoconsalvini (#jesoutienssalvini).
La décision de Matteo Salvini, selon les partisans de la Lega, était un élément clé de la politique de contrôle des frontières du gouvernement à l’époque. En cas de condamnation, les membres sont donc prêts à se mobiliser.
« Une condamnation serait une affaire extrêmement grave — une condamnation du peuple italien tout entier, du Parlement et du gouvernement directement élu par les citoyens. Tout le parti est aux côtés de son leader et est prêt à se mobiliser si nécessaire », a affirmé le secrétaire adjoint de la Lega, Andrea Crippa.
[Édité par Anna Martino]