Mini sommet des pays du Visegrad à Bruxelles
Les premiers ministres de Slovaquie, de République tchèque, de Pologne et de Hongrie – que l'on appelle le groupe Visegrad – se rencontrent ce matin (25 mars) en amont d'un sommet européen de deux jours à Bruxelles pour trouver des positions communes sur le futur service diplomatique de l'UE et sur les questions économiques.
Les premiers ministres de Slovaquie, de République tchèque, de Pologne et de Hongrie – que l'on appelle le groupe Visegrad – se rencontrent ce matin (25 mars) en amont d'un sommet européen de deux jours à Bruxelles pour trouver des positions communes sur le futur service diplomatique de l'UE et sur les questions économiques.
Les premiers ministres se rencontreront à l'Ambassade hongroise à Bruxelles, comme ils l'ont déjà fait à plusieurs reprises par le passé, pour coordonner leurs positions en amont du sommet de l'UE des 24 et 25 mars.
Sur leur agenda se trouve la stratégie Europe 2020 pour la croissance et l'emploi et le futur corps diplomatique de l'UE, le Service européen d'action extérieure.
Pour la première fois, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso participera à ce mini sommet.
Pris collectivement, les 4 de Visegrad ont le même poids de vote que la France et l'Allemagne combinées. Paris et Berlin ont exprimé leur mécontentement face à ce renouveau de rencontres internes entre les 4 de Visegrad (V4) dans le contexte européen. Le groupe a tout d'abord été mis en place en 1991 par la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Pologne pour accélérer leur adhésion à l'UE.
Ivan Kor?ok, représentant permanent de la Slovaquie auprès de l'UE, a déclaré à EURACTIV que les pays Visegrad étaient très heureux que M. Barroso se joigne à eux.
S'exprimant auprès de notre site Internet, le diplomate a déclaré qu'une tradition avait maintenant été établie pour tenir ces réunions avant chaque sommet européen de la même manière que le font d'autres pays de l'UE.
Le mini sommet se concentrera principalement sur la stratégie Europe 2020 pour la croissance et l'emploi, récemment présentée par M. Barroso, a déclaré le diplomate (EURACTIV 03/03/10).
M. Kor?ok a précisé que les premiers ministres du V4 pourraient aussi soulever la question de "l'objectif pauvreté" destiné à réduire le nombre de personnes courant le risque de tomber dans la pauvreté. Ces personnes sont actuellement 89 millions à travers l'Europe et l'objectif vise le nombre de 20 millions.
Nos questions et doutes sont les suivants : la situation dans chaque pays concernant la pauvreté est très, très différente, a déclaré le diplomate, mettant en avant le fait que son pays, la Slovaquie, est au quatrième rang des Etats membres au regard de l'objectif de pauvreté, selon les données d'Eurostat et d'autres statistiques officielles, malgré le fait que les salaires en Slovaquie sont assez peu élevés.
Selon la méthodologie européenne, la frontière de la pauvreté est fixée à 60 % du niveau de revenu moyen, ce qui conduit à des divergences à travers l'Europe. Les salaires minimum en Europe varient de 1600 euros au Luxembourg à 132 euros en Bulgarie.
Le diplomate a expliqué qu'alors que la réduction des niveaux de pauvreté pourrait être le résultat de la nouvelle stratégie de l'UE, cette dernière ne contient aucun instrument adéquat pour parvenir à cet objectif. A ses yeux, la cohésion semble être un objectif bien plus approprié, mais il s'est plaint qu'il n'y ait pas eu assez de temps pour discuter de la stratégie depuis sa publication il y a trois semaines.
En ce qui concerne le nouveau corps diplomatique de l'UE, le Service européen d'action extérieure (SEAE), l'ambassadeur a déclaré que les pays Visegrad avaient rédigé un document de position destiné à parvenir à une représentation équilibrée des nouveaux Etats membres dans le nouveau service.
Ce que nous souhaitons éviter, c'est que survienne une situation où nous avons des doutes quant au fait que ce service est aussi le nôtre, a affirmé le diplomate.