Neuf pays en faveur d'une taxe sur les transactions financières
Neuf pays de l'UE ont demandé à la présidence danoise du Conseil de l'UE de mettre la taxe sur les transactions financières au programme sans tarder. C'est ce qu'a annoncé le gouvernement français dans un communiqué écrit hier (7 février).
Neuf pays de l'UE ont demandé à la présidence danoise du Conseil de l'UE de mettre la taxe sur les transactions financières au programme sans tarder. C'est ce qu'a annoncé le gouvernement français dans un communiqué écrit hier (7 février).
François Baroin, le ministre français de l'économie, des finances et de l'industrie, a affirmé que le « coeur de la zone euro » était déterminé à aller de l'avant (voir « Contexte »).
Ce communiqué, publié par Paris, précise que le premier ministre italien, Mario Monti, et les ministres des finances français, allemand, autrichien, belge, espagnol, finlandais, grec et portugais ont signé cette lettre.
Les neuf pays demandent à la présidence danoise d'accélérer le travail du Conseil de l'Union européenne qui représente les gouvernements des Etats membres, afin que l'ébauche de directive sur la TTF puisse être débattue au premier semestre de cette année.
D'autres Etats pourraient rejoindre le mouvement et cette proposition est complémentaire à la démarche communautaire, a déclaré M. Baroin.
Elections
Il y a deux semaines, la France a présenté une proposition portant sur une taxe financière nationale. Le président Nicolas Sarkozy espère que cette taxe sera approuvée avant le premier tour des élections présidentielles d'avril prochain.
Dans un récent communiqué, M. Baroin a reconnu que la TTF pourrait être rejetée par la Grande-Bretagne et la Suède. Stockholm a vu ses échanges financiers migrer vers Londres lorsqu'elle a introduit une taxe similaire au milieu des années 1980.
L'année dernière, la Commission européenne a proposé un système visant à taxer les transactions sur les actions, les obligations et les produits dérivés à partir de 2014, ce qui pourrait permettre de lever 57 milliards d'euros. La Grande-Bretagne serait la plus touchée par une telle mesure, dans la mesure où il s'agit de la plus grande place financière européenne.
Si cette proposition est approuvée par les 27 Etats membres, les échanges d'actions et d'obligations seront taxés à un taux de 0,1 %, et les échanges sur les produits dérivés à 0,01 %.