Paris demande aux Français en Biélorussie de « quitter le pays »
Les Français se trouvant en Biélorussie sont invités à « quitter sans délai le pays », a indiqué le ministère français des Affaires étrangères lundi (13 février).
Les Français se trouvant en Biélorussie sont invités à « quitter sans délai le pays », a indiqué le ministère français des Affaires étrangères lundi (13 février).
« Dans le contexte de l’offensive armée engagée par la Russie contre l’Ukraine et de la fermeture de l’espace aérien biélorusse », le Quai d’Orsay indique que « tout déplacement » dans le pays allié de la Russie est « formellement déconseillé ».
Quant aux ressortissants français qui s’y trouvent déjà, la France les invite « à quitter sans délai le pays par la route ». Des points de passage sont ouverts aux frontières lituanienne, polonaise et lettone, précise le ministère. Un seul point de passage permet de se rendre en Pologne, tandis que les frontières avec la Lituanie et la Lettonie restent, à ce stade, ouvertes.
Le ministre polonais de l’Intérieur a annoncé le 9 février que le poste frontière polono-biélorusse de Bobrowniki serait fermé à partir du 10 février dans l’intérêt de la « sécurité de l’État ». Ce poste est l’un des principaux points de transit entre les deux pays.
Le nombre de Français encore présents sur place est très limité, bien que leur nombre exact n’ait pas été indiqué par le ministère ou par l’ambassade française à Minsk, sollicités par EURACTIV. Si l’on se réfère au nombre de personnes inscrites sur les listes électorales pour l’élection présidentielle d’avril 2022, il s’agit d’environ 150 personnes – dont un peu plus d’un tiers ont effectivement voté sur place.
« Rien de nouveau », indique cependant un porte-parole du ministère à EURACTIV, selon qui des « restrictions étaient déjà en vigueur ».
En tout état de cause, la Biélorussie a récemment autorisé la Russie à se servir de son territoire comme base arrière.
Au moment de cette annonce, le ministre hongrois des affaires étrangères Péter Szijjarto était à Minsk pour discuter d’une solution pacifique entre la Russie et l’Ukraine.