Pour le secrétaire-général du Parlement européen, les discours préparés rendent les débats ennuyeux
Le secrétaire général du Parlement, Alessandro Chiocchetti, juge les débats tenus dans l’institution ennuyeux parce que les commissaires s’en tiennent trop rigoureusement à des textes préparés à l’avance.
« Nous devrions avoir un débat très animé et dynamique, et non une série de discours préparés par les services que les commissaires viennent lire », a affirmé Alessandro Chiocchetti mercredi 24 septembre devant la commission du Contrôle budgétaire (CONT).
Alessandro Chiocchetti a souligné que les députés européens ne se présentent souvent pas en nombre suffisant aux débats.
« Nous devons trouver des moyens de rendre les débats en plénière plus intéressants », a ajouté le secrétaire-général face aux eurodéputés.
Il s’agit là d’un défi auquel le Parlement est confronté depuis plusieurs années.
Toutefois, « nous pouvons mener le cheval à l’abreuvoir, mais nous ne pouvons pas l’obliger à boire », a résumé le secrétaire-général du Parlement européen.
La Commission et le Parlement ont récemment conclu un accord visant à améliorer la présence dans l’hémicycle. La présidente du Parlement, Roberta Metsola, recueille également les propositions des huit groupes politiques afin d’encourager les législateurs à se présenter aux sessions, tant à Strasbourg qu’à Bruxelles.
« Un autre problème, à mon avis, est que nous disposons d’un temps très limité à allouer aux eurodéputés, qui ont donc tendance à dire beaucoup de choses dans leur discours d’une minute », a continué Alessandro Chiocchetti.
Il plaide notamment en faveur de débats dans lesquels les députés européens peuvent interrompre l’orateur principal.
« Nous pouvons demander à la Commission d’être plus présente, mais cela ne doit pas nous empêcher d’améliorer notre propre présence », a déclaré Niclas Herbst, président de la commission du Contrôle budgétaire.
(asg)