Prêt de réparation pour l’Ukraine : l’UE doit être prête à avancer sans la Belgique, selon le Danemark
Les dirigeants de l’UE doivent être prêts à aller de l’avant avec le prêt de 210 milliards d’euros envisagé pour l’Ukraine, garanti par les avoirs russes gelés, et ce même sans le soutien de la Belgique, a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen avant le sommet européen de ce jeudi 18 décembre.
Le Premier ministre belge Bart De Wever s’oppose farouchement à ce projet, invoquant des risques financiers et juridiques ainsi que des dommages potentiels à la réputation d’Euroclear, la société financière où sont détenus la grande majorité des actifs russes.
« Notre position est connue et n’a pas changé », a martelé Bart De Wever avant de rencontrer les autres dirigeants de l’UE.
De son côté, Mette Frederiksen a déclaré que « en règle générale, nous travaillons sur la base de l’unanimité dans de très nombreux cas », mais a fait valoir que l’UE « a atteint un point où nous devons faire les choses différemment », a-t-elle expliqué aux journalistes jeudi matin, rapporte le média danois DR.
« Il n’est pas acceptable qu’un ou deux pays empêchent les autres de prendre soin de leurs pays », a-t-elle continué.
Le Premier ministre hongrois pro-Moscou, Viktor Orbán, s’oppose également farouchement au prêt à l’Ukraine.
« J’aime l’idée que les actifs russes financent indirectement la capacité de l’Ukraine à se défendre. C’est une bonne idée », a commenté Mette Frederiksen.
De nombreux autres dirigeants de l’UE, dont le président du Conseil européen António Costa, ont déclaré qu’ils ne chercheraient pas à faire passer le prêt de réparation à la majorité qualifiée si la Belgique ne donnait pas son accord.
« Je préférerais que nous trouvions une solution dans la bienveillance et le consensus. Mais le temps presse », a répondu Mette Frederiksen, lorsqu’on lui a demandé si elle était prête à aller de l’avant avec le prêt de réparation sans la Belgique.