Résolution d'un problème important en amont du sommet UE-Russie

La Commission européenne est parvenue à un accord avec le gouvernement russe hier (14 décembre) sur la manière d'assurer l'arrivée d'un convoi humanitaire russe au Kosovo. Cet accord a permis de surmonter un problème qui aurait pu s'envenimer lors du sommet UE-Russie.

EURACTIV.com
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La Commission européenne est parvenue à un accord avec le gouvernement russe hier (14 décembre) sur la manière d'assurer l'arrivée d'un convoi humanitaire russe au Kosovo. Cet accord a permis de surmonter un problème qui aurait pu s'envenimer lors du sommet UE-Russie.

« L'UE est en contact avec toutes les parties impliquées et compte faire de cet accord une réalité », a déclaré Maja Kocijancic, la porte-parole de la responsable des affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, citée par BETA, le partenaire d'EURACTIV en Serbie.

Mme Kocijancic a également émis l'espoir que tous puissent coopérer afin que l'accord puisse entrer en vigueur rapidement. Ce convoi d'environ 300 tonnes d'aide humanitaire en provenance de Russie et destiné aux Serbes du Kosovo est bloqué à la frontière administrative de Jarinje depuis le 13 décembre. Seuls deux des 27 camions ont pu passer le poste-frontière entre la Serbie et le nord du Kosovo.

Suite à des attaques consécutives de la part des autorités de Priština et des forces serbes du Kosovo aux postes frontière (voir « Contexte »), la Serbie a perdu le contrôle de ceux de Jarinje et de Brnjak.

Ces deux postes frontière sont sous le contrôle de la mission « Etat de droit » menée par l'UE au Kosovo (EULEX KOSOVO), le KFOR de l'OTAN et un officier des douanes kosovar.

Un porte-parole d'EULEX a déclaré mardi que le convoi « avait deux possibilités » : accepter d'être escorté par une équipe d'EULEX ou se rendre au poste frontière de Merdare contrôlé par le Kosovo.

Les Russes ont rejeté ces deux options, affirmant qu'ils n'avaient pas demandé d'escorte et qu'ils ne se rendraient pas à un poste frontière contrôlé par les autorités kosovares.

L'ambassadeur de la Russie auprès de la Serbie, Aleksandr Konouzine, aurait déclaré que l'EULEX politisait le problème. Il aurait également affirmé qu'il s'agirait d'une priorité lors du sommet UE-Russie à Bruxelles.

Le ministère russe des affaires étrangères a annoncé le 14 décembre au soir qu'il tentait d'assurer le passage de ce convoi, accusant EULEX de ne pas sortir de son mandat neutre et de créer des problèmes en inventant diverses raisons de bloquer l'entrée du cargo.

La situation au Kosovo devrait être abordée lors du sommet qui a débuté hier soir (15 décembre) à Bruxelles. Le président russe, Dmitri Medvedev, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le président du Conseil, Herman Van Rompuy, le président de la Commission, José Manuel Barroso et Catherine Ashton y participeront.