David Sassoli « plutôt optimiste » pour l’élection d’Ursula von der Leyen
Le nouveau président du Parlement européen, David Sassoli, est plutôt optimiste pour l’élection d’Ursula Von der Leyen au poste de présidente de la Commission européenne.
Le nouveau président du Parlement européen, David Sassoli, est plutôt optimiste pour l’élection d’Ursula Von der Leyen au poste de présidente de la Commission européenne.
La ministre allemande de la Défense va rencontrer les groupes politiques du Parlement européen cette semaine et ainsi tenter d’obtenir au moins 375 votes des 748 députés que compte cette institution.
Même si Ursula von der Leyen a été nommée par les chefs de gouvernement des principales familles politiques en Europe au début du mois, elle peine à convaincre certains groupes au sein de l’hémicycle.
Cependant, aux yeux de David Sassoli, membre du groupe des socialistes et démocrates (S&D), elle pourrait décrocher la majorité absolue à Strasbourg la semaine prochaine.
David Sassoli va, par ailleurs, proposer aux familles politiques de reporter — au lendemain — le vote initialement prévu après le débat de mardi 16 juillet, afin de prévoir suffisamment de temps pour les délibérations.
Le nouveau programme doit encore être approuvé par les chefs des groupes politiques, aussi connus sous le nom de « conférence des Présidents du Parlement européen », lors d’une réunion ce jeudi 11 juillet.
À ce jour, Ursula von der Leyen a seulement obtenu le soutien du Parti populaire européen (PPE) au Parlement. Ce mardi 9 juillet, elle a rencontré le groupe eurosceptique des Conservateurs et réformistes européens (CRE).
Réunions à la chaîne
Ce mercredi 10 juillet, elle s’entretiendra avec les socialistes et le groupe Renew Europe (libéraux). Elle a aussi été invitée à une deuxième réunion avec le groupe des Verts/ALE, après avoir échoué à obtenir leur soutien le 8 juillet.
Mercredi encore, elle rencontrera la conférence des Présidents du Parlement européen à 15 h. Selon une source européenne officielle, cette rencontre est essentielle pour évaluer si sa candidature a obtenu un soutien suffisant pour permettre la tenue d’un vote.
Si tel n’est pas le cas, le débat pourrait avoir lieu la semaine prochaine et le vote en septembre, au plus tôt, afin de lui donner plus de temps pour obtenir la majorité absolue.
Les responsables ont souligné qu’il n’y a pas assez de temps pour établir un programme « sérieux » avec les groupes pour le prochain mandat de cinq ans.
Une source proche du dossier s’est exprimée au sujet d’un possible report de vote : « tout dépendra de ses compétences organisationnelles et de négociation. Pour le moment, il y a une chance sur deux que le vote soit reporté ».
Ursula von der Leyen semble, quant à elle, vouloir organiser le vote le plus le plus rapidement possible, a déclaré une troisième source européenne.
Toutefois, d’après cette dernière, le calendrier est ambitieux et il ne serait pas surprenant que le vote soit reporté, Jose Manuel Barroso l’avait d’ailleurs déjà fait en 2009.
Les sources interrogées s’accordent toutes sur le fait qu’une majorité « durable » et « solide » pour le prochain mandat est d’une importance capitale.
Les Verts, un soutien crucial
En outre, le PPE, le S&D et Renew Europe occupent ensemble 444 sièges. En revanche, certains partis nationaux, en particulier le Parti social-démocrate d’Allemagne ont publiquement exprimé leur mécontentement à l’égard de la nomination d’Ursula von der Leyen.
En obtenant le soutien des Verts/ALE, elle pourrait compter sur une majorité confortable qui l’aiderait à pallier la perte de votes au sein des familles politiques les plus importantes et les abstentions possibles pendant la session plénière.
D’autres partis conservateurs, populistes et d’extrême droite ont également déclaré qu’ils s’aligneraient derrière Ursula Von der Leyen, notamment le Parti Droit et justice en Pologne et les 28 eurodéputés italiens de la Ligue de Matteo Salvini.