Le chef de file socialiste Olivier Faure se lance dans la course à la présidentielle française

Des personnalités de gauche, de Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann, sont déjà en lice

EURACTIV.com
Olivier Faure, député socialiste et premier secrétaire du Parti socialiste, le 5 mai 2026, à Paris. [Photo : Thierry NECTOUX/Gamma-Rapho via Getty Images]

Olivier Faure, le chef de file des socialistes français, a annoncé qu’il se présenterait à l’élection présidentielle d’avril 2027, rejoignant ainsi un champ de candidats très encombré à gauche.

Le chef du Parti socialiste a annoncé sa décision dimanche soir sur la chaîne de télévision française TF1.

« Je veux porter une France plus juste », a-t-il déclaré. Il a rappelé que sa mère vietnamienne est devenue française par mariage, qu’il s’est toujours battu contre le racisme et qu’il a une « obsession » : empêcher Marine Le Pen, la dirigeante d’extrême droite du Rassemblement national, d’accéder au pouvoir.

Lors du rassemblement du Parti socialiste à Blois, dans le centre de la France, samedi, il s’est engagé à relancer la politique environnementale du pays, notamment en créant un fonds européen destiné à investir dans la protection de l’environnement, l’adaptation au changement climatique et la prévention des catastrophes. Il a également appelé à une augmentation du salaire minimum et à une hausse des impôts pour les plus riches.

« L’heure du socialisme écologique a sonné », a-t-il déclaré.

Cette décision intervient quelques jours seulement après l’annonce par Raphaël Glucksmann, député européen à la tête du parti de centre-gauche Place Publique, de sa propre candidature.

L’élection aura lieu dans sept mois, mais la campagne s’est intensifiée ces derniers jours. Jeudi, lors de leur premier débat, les candidats se sont affrontés sur la manière de résoudre le gigantesque problème de la dette française.

Une équipe de football de centre-gauche

Faure rejoint un champ de candidats déjà bien fourni au centre de la scène politique française. Il est désormais le 11e candidat – et ce, rien qu’au centre-gauche. D’autres, dont l’ancien président François Hollande, devraient également se déclarer.

La gauche est divisée sur la stratégie à adopter. Se rallier derrière un candidat unique augmenterait ses chances de battre Jean-Luc Mélenchon et d’accéder au second tour. Glucksmann a exclu toute collaboration avec Mélenchon, mais Faure a refusé de faire de même, lors de son interview sur TF1.

Glucksmann et Faure appellent tous deux à l’organisation d’une primaire de centre-gauche en octobre, mais d’autres s’opposent à cette idée. Hollande a réaffirmé samedi qu’il n’y participerait pas, tandis que le député François Ruffin a rejeté ce processus, selon Le Monde.

Mélenchon est actuellement le candidat de gauche le plus populaire, selon les sondages d’intention de vote.

Un sondage publié mercredi par LCI le place à 16 %, devant Glucksmann à 11 % et la candidate écologiste de gauche Marine Tondelier à 3 %.

Dans ce même sondage, Édouard Philippe, candidat de centre-droit et ancien Premier ministre, recueille 14,5 %, tandis que Marine Le Pen arrive en tête avec 33 %.

(ew)