Bras de fer contre les oligarques : les pays de l'UE prolongent les sanctions contre la Russie

La Slovaquie a refusé de revenir sur sa demande visant à retirer de la liste deux oligarques russes

/ EURACTIV.com
Le président russe Vladimir Poutine s'entretient avec le Premier ministre slovaque Robert Fico en septembre 2025. [Photo : Contributor/Getty Images]

Les ambassadeurs de l’UE ont décidé de prolonger d’une semaine les sanctions visant des milliers de particuliers et d’entreprises russes, après le refus de la Slovaquie de revenir sur sa demande de retrait de la liste de deux oligarques russes.

Le Coreper, instance réunissant les représentants des États membres de l’UE, devait parvenir à un accord sur le renouvellement des sanctions européennes en vigueur à l’encontre des personnes liées à la guerre menée par la Russie en Ukraine avant l’échéance fixée à demain. Faute de compromis, les ambassadeurs se sont accordé une semaine supplémentaire pour négocier.

« Afin de laisser davantage de temps aux États membres pour examiner de manière approfondie les propositions de renouvellement, le Coreper a convenu de prolonger le régime de sanctions d’une période de 7 jours », a déclaré lundi soir un porte-parole de la présidence irlandaise du Conseil de l’UE dans un communiqué.

« Les consultations se poursuivront, et de nouvelles discussions devraient avoir lieu au sein du Coreper en temps voulu », ajoute le communiqué.

Les sanctions requièrent le soutien unanime des 27 États membres de l’UE et doivent être régulièrement reconduites. Les listes de sanctions ont été renouvelées pour la dernière fois en mars. Les capitales ont convenu, lors d’un sommet européen en juillet, de prolonger la période de reconduction de six mois à un an.

La Slovaquie s’efforce depuis longtemps de faire retirer les oligarques russes Alisher Ousmanov et Mikhaïl Fridman de la liste noire de l’UE. Vendredi, selon certaines informations, la France se serait jointe à la Slovaquie pour demander le retrait d’Ousmanov des listes à titre de compromis potentiel, dans l’espoir que Bratislava donne son feu vert au renouvellement des sanctions.

En juillet, lorsque la Grèce avait bloqué les négociations sur le 21e paquet de sanctions de l’UE, les ambassadeurs s’étaient mis d’accord sur une solution similaire consistant à prolonger les sanctions d’une semaine afin de laisser aux diplomates le temps de trouver un compromis.

(bw)