Sturgeon réclame un référendum d'indépendance une fois éclairci le Brexit

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a affirmé qu'un nouveau référendum d'indépendance pourrait se dérouler une fois éclaircies les conditions du Brexit.

EURACTIV.fr avec l'AFP
epa05875642 (FILE) – Leader of the Scottish National Party (SNP), Nicola Sturgeon reacts at the Emirates Arena in Glasgow, Scotland, Britain, 06 May 2016 (reissued 28 March 2017). The Scottish parliament on 28 March 2017 passed a motion that approves the plan of Scottish First Minister Sturgeon to negotiate on a second independence referendum. The approval by parliament paves the way to open formal talks with the British government.  EPA/ROBERT PERRY
Nicola Sturgeon

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a affirmé qu’un nouveau référendum d’indépendance pourrait se dérouler une fois éclaircies les conditions du Brexit.

« L’Écosse doit pouvoir choisir son avenir, choisir de suivre le Royaume-Uni sur le chemin du Brexit ou de devenir indépendante », a-t-elle déclaré devant des centaines de partisans, réunis à Perth (centre de l’Écosse) à l’occasion de la présentation du programme du Parti national écossais (SNP) pour les législatives du 8 juin.

Après un premier échec lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014, elle a réaffirmé sa volonté d’organiser un nouveau scrutin entre l’automne 2018 et le printemps 2019. Le vote pourrait pourtant se tenir plus tard si les conséquences de la sortie de l’Union européenne ne sont pas suffisamment « claires », a-t-elle ajouté.

« L’essentiel pour moi est que les gens puissent faire leur choix sur l’avenir de notre pays en toute connaissance de cause », assure la Première ministre.

Le plus récent sondage Yougov effectué auprès de 1 032 personnes le 18 mai indique que seuls 39% des Écossais sont favorables à l’indépendance.

En mars, arguant des négociations à venir pour le Brexit, la Première ministre conservatrice, Theresa May, avait refusé d’autoriser l’organisation d’un référendum, jugeant que ce n’était « pas le bon moment » pour la tenue d’un référendum d’indépendance, auquel s’opposent à la fois son parti et l’opposition travailliste.

Les négociations avec l’UE doivent s’ouvrir après les élections du 8 juin et s’achever fin mars 2019, soit deux ans maximum après le lancement du processus par Theresa May.

Si le SNP obtient la majorité des sièges réservés à l’Écosse au parlement de Westminster, « toute tentative de la part des Tories pour empêcher l’Écosse d’exprimer son choix (…) serait démocratiquement insoutenable », a souligné Nicola Sturgeon.

Elle a réitéré sa volonté de participer aux négociations du Brexit « afin de maintenir l’Écosse dans le marché unique » européen, une hypothèse exclue par Theresa May, puisqu’elle veut reprendre le contrôle de l’immigration.

Lors du référendum du 23 juin 2016, l’Écosse avait voté à 62% contre le Brexit, adopté par près de 52% des électeurs britanniques.