Total et quatre géants de l’hydrocarbure acquièrent un industriel gazier

La Commission européenne a considéré que cette opération ne représentait pas d’entrave à la concurrence.

EURACTIV.fr

La Commission européenne a considéré que cette opération ne représentait pas d’entrave à la concurrence.

Total (France), ENI (Italie), BP (Royaume-Uni), Chevron (États-Unis), et Sonangol (Angola) ont été autorisés par la Commission à contrôler en commun une entreprise angolaise de gaz naturel liquéfié (GNL) mercredi 16 mai. Bruxelles a donné son feu vert au projet d’acquisition de l’entreprise Angola LNG qui produira du GNL sur le territoire angolais.

« Pression concurrentielle » maintenue

Le GNL, un gaz qui a été suffisamment refroidi pour pouvoir être transporté et stocké sous forme liquide, sera transformé par la nouvelle entité. Il serait ensuite vendu à travers le monde pour être ensuite re-gazéifié.

La Commission a jugé que cette opération n’entravait pas la concurrence, car Angola LNG ne détiendrait qu’une « part de marché modeste »  parmi des « concurrents crédibles » sur le marché concerné. La « pression concurrentielle » serait donc maintenue.  

Droits d’accès aux terminaux de regazéification

Trois des sociétés mères (Total, ENI et BP) disposent des droits de capacité dans des terminaux de regazéification de l’Espace économique européen (EEE). Cependant, elles ne pourront pas interdire l’accès aux tierces parties. Le communiqué de presse de la Commission précise que « le droit de l’UE garantit en effet l’accès des tiers aux infrastructures d’importation de gaz, notamment aux terminaux de regazéification ».