Un groupe de consommateur critique le nouveau système d’étiquetage énergétique [FR]

Hier 6 octobre, le BEUC, l’organisation européenne des consommateurs, a critiqué la nouvelle proposition de la Commission, qui souhaite classer les appareils électroménagers tels que les réfrigérateurs et les machines à laver en fonction de la quantité d’énergie qu’ils consomment. Selon l’organisation, cette initiative s’avérerait extrêmement compliquée et déroutante pour les consommateurs.

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Hier 6 octobre, le BEUC, l’organisation européenne des consommateurs, a critiqué la nouvelle proposition de la Commission, qui souhaite classer les appareils électroménagers tels que les réfrigérateurs et les machines à laver en fonction de la quantité d’énergie qu’ils consomment. Selon l’organisation, cette initiative s’avérerait extrêmement compliquée et déroutante pour les consommateurs.

Les citoyens européens connaissent bien le système d’étiquetage actuel avec ses classes énergétiques allant de A à G. Il ne devrait donc pas être remplacé par un système inutilement complexe, a déclaré l’organisation

Les changements proposés font partie des mesures mises en œuvre par la directive établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits consommateurs d’énergie, dont l’objectif est de réduire la consommation d’énergie des appareils électriques.

Les législateurs européens sont actuellement en train d’ajouter de nouveaux groupes de produits à la directive : l’éclairage et les décodeurs ont été récemment inclus dans la liste des équipements réglementés (

EURACTIV 29/09/08

).

Alors que la Commission est en train d’étendre sa révision à d’autres produits de consommation, un nouveau système d’étiquetage et une nouvelle classification ont été présentés au vote.  

Dans la dernière ligne droite avant la rencontre entre les différents acteurs le 16 octobre, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a révisé les documents de travail et craint maintenant que certains modèles ne s’avèrent déroutants pour les consommateurs. 

Après avoir effectué des recherches dans plusieurs Etats membres, les organisations de consommateurs ont conclu que le système d’étiquetage avec les classes énergétique allant de A à G était à la fois facile à comprendre et à retenir. 

Le modèle d’étiquetage A-G devrait être utilisé pour tous les appareils mentionnés dans la directive cadre de 2005, y compris pour les nouveaux appareils comme les téléviseurs, a indiqué Sylvia Maurer, membre du BEUC. 

Pour soutenir sa position, le BEUC a conduit des recherches empiriques avec l’aide de l’institut de recherche Ipsos dans sept Etats membres : la Grande-Bretagne, la Pologne, le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas. 

Les études ont montré que les consommateurs ont conscience de l’existence des étiquetages énergétiques (entre 81 et 95 % d’entre eux selon les étiquetages). Les consommateurs interrogés avaient eu l’occasion d’évaluer trois types d’étiquetage : d’après le sondage, c’est le système d’étiquetage actuel, avec les classes énergétiques de A à  G, qui  était le plus facile à comprendre.