Un indice sur les écarts de prix du lait entre la France et l’Allemagne
Un indicateur pour comparer les prix français et allemands est l’une des mesures exigées par l’industrie laitière pour conclure l’accord interprofessionnel bloqué depuis plusieurs jours.
Un indicateur pour comparer les prix français et allemands est l’une des mesures exigées par l’industrie laitière pour conclure l’accord interprofessionnel bloqué depuis plusieurs jours.
Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé, mardi 30 mars, la conclusion d’un accord interprofessionel sur le prix du lait pour le deuxième trimestre 2010. Après plusieurs jours de blocage, au cours desquels les industriels refusaient d’appliquer les prix négociés début juin 2009, ces derniers ont finalement cédé. Mais ils ont posé leurs conditions : l’élaboration, avant la fin mai, de trois nouveaux indices pour permettre de mieux évaluer la compétitivité du secteur laitier français.
Les professionnels ont donc deux mois pour plancher sur un nouvel indicateur permettant de mesurer les prix du lait entre la France et l’Allemagne, un indice sur la valorisation du beurre et de la poudre de lait, et un troisième sur les coûts de production rencontrés par les agriculteurs.
Les industriels arguent en effet qu’avec un lait beaucoup moins cher en Allemagne qu’en France, ils ne peuvent augmenter le prix d’achat des producteurs français. Pourquoi se concentrer sur l’Allemagne? «La France doit se comparer avec le plus grand pays producteur de lait», répond le ministre de l’Agriculture. Avant d’ajouter : «Il est hors de question que nous perdions cette compétition avec l’Allemagne.»
En outre, le ministre français s’est félicité que le conseil des ministres européens de l’agriculture, réuni lundi 29 mars à Bruxelles, ait donné son accord pour mener des études sur les contrats écrits entre les producteurs et les industriels. «C’est la preuve que les idées françaises avancent en Europe», a-t-il jugé.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessaire évolution du droit de la concurrence européen, au lendemain d’une rencontre avec le commissaire européen en charge de cette question, l’Espagnol Joaquin Almunia.