Angela Merkel se prépare pour le plan de relance de l’UE [FR]
Après s’être initialement opposée au plan, la chancelière allemande Angela Merkel soutiendrait désormais le paquet d’impulsion économique européen de 130 milliards d’euros visant à relancer l’économie européenne en difficulté. C’est ce qu’a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand.
Après s’être initialement opposée au plan, la chancelière allemande Angela Merkel soutiendrait désormais le paquet d’impulsion économique européen de 130 milliards d’euros visant à relancer l’économie européenne en difficulté. C’est ce qu’a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand.
Nous pouvons imaginer un paquet représentant environ 1 % du produit intérieur brut, a indiqué Ulrich Wilhelm, porte-parole du gouvernement, au Financial Times Deutschland.
Quel que soit le paquet de l’UE, M Wilhelm a toutefois insisté sur le fait que les mesures doivent tenir compte des plans déjà adoptés par les pays membres, y compris ceux qui sont actuellement adoptés au Bundestag (le Parlement allemand).
Un projet de plan de relance européen est actuellement étudié par la Commission européenne et doit être dévoilé mercredi prochain 26 novembre. Les détails sont toutefois encore flous. Le porte-parole Johannes Laitenberger a indiqué qu’il était encore trop tôt pour spéculer sur la longueur ou les détails des recommandations (EURACTIV 20/11/08).
Une décision politique sur la question devrait être prise par les chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet des 11-12 décembre à Bruxelles.
Il y a quelques semaines, Mme Merkel a dévoilé un plan de 32 milliards d’euros s’étendant sur deux ans. Celui-cii prévoit des allègements fiscaux, des projets d’infrastructures et des prêts à taux réduit pour les entreprises. Mais des pressions de plus en plus fortes ont été exercées sur la chancelière ces derniers jours pour davantage de mesures, suite à la publication, la semaine dernière, de données officielles montrant que le pays était entré en récession (EURACTIV 14/11/08).
Selon certaines critiques, le pays pourrait être plus ambitieux étant donné que les finances publiques allemandes se portent bien. Ewald Nowotny, directeur de la Banque centrale autrichienne, a déclaré au Financial Times qu’il n’y a en fait pas beaucoup de marges de manœuvre, indiquant que la paquet de relance allemand pourrait très bien être augmenté à 2 % du PIB.
Dans des déclarations antérieures, Michael Glos, le ministre allemand de l’Economie, avait déclaré que le paquet de l’UE impliquerait des contributions des Etats membres représentant environ 1 % de leur produit intérieur brut (PIB).
De leur côté, les Socialistes européens ont mis en garde contre les cadeaux accordés aux riches. Après le sommet du G20 et les sommets de l’UE, il n’y a pas de débat sur le choix d’investir ou non dans des mesures de relance budgétaire pour contrer la récession, a indiqué Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen. Il a signalé que chaque gouvernement organise lui-même ses investissements. Aujourd’hui, le débat réel porte à son avis sur l’ampleur des investissements et ceux qui en bénéficient.
Les sociaux démocrates ont mis en garde contre les propositions conservatrices présentant comme paquet de relance des baisses d’impôt pour les riches. A leur avis, ce n’est pas aux quidams qu’il appartient de payer le prix d’une récession causée par l’avidité et l’irresponsabilité de gestionnaires financiers surpayés.