Athènes et les banquiers cheminent vers un accord sur les échanges de titres grecs

Un rapport que s’est procuré le Financial Times fait le tour des différentes options pour procéder aux échanges d’obligations grecques.

EURACTIV.fr

Un rapport que s’est procuré le Financial Times fait le tour des différentes options pour procéder aux échanges d’obligations grecques.

Les détenteurs d’obligations grecques seront bientôt fixés sur l’étendue de leurs pertes et leurs engagements futurs. C’est ce que révèle le Financial Times, mercredi 16 novembre.

Le quotidien britannique a pu se procurer un rapport « confidentiel » comprenant trois propositions pour procéder à la restructuration de la dette grecque, dont deux émanent des autorités helléniques. 

17 novembre

Lors du sommet européen du 27 octobre, l’Institut International de la Finance (IIF), un consortium de créanciers, avait consenti à une décote de 50% sur leur portefeuille grec. Mais les détails des échanges de titres (« swap »), tels que leur taux de rendement et leur maturité, restent à déterminer.

Les négociations avec Athènes devraient commencer jeudi 17 novembre, à Francfort.

Taux élevés et remboursements

Ses principaux créditeurs seraient prêts à supporter une perte de 50% de la valeur de leurs titres souverains à condition que les nouvelles obligations acquises dans le cadre du « swap » prévoient des taux d’intérêt élevés et des remboursements annuels supplémentaires dès les premiers signes de reprise économique en Grèce.

Ils demandent à ce que les nouveaux titres soient émis sous la loi britannique, pour éviter qu’Athènes ne puisse leur infliger des pertes plus importantes que prévues. 

Si le schéma voulu par ses créanciers devait être retenu, les nouvelles émissions de dette pourraient également être garanties à hauteur de 30 milliards d’euros, une somme que devront lever les autres pays de la zone euro.