Bien-être animal : l’EFSA recommande des trajets plus courts et des températures plus basses pour le transport des animaux

Afin d’assurer la protection des animaux pendant le transport, il faut prévoir plus d’espace, des températures plus basses et des trajets plus courts. C’est ce qu’indique l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

EURACTIV.com
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Les avis ont révélé que, dans l’ensemble, il est nécessaire de donner plus d’espace, de faire baisser les températures maximales et de réduire au minimum la durée des trajets afin d’améliorer le bien-être des animaux d’élevage pendant le transport. [<a href="https://www.shutterstock.com/image-photo/pink-pigs-on-aluminum-semitruck-trailer-363237860" target="_blank" rel="noopener">[SHUTTERSTOCK]</a>]

Afin d’assurer la protection des animaux pendant le transport, il faut prévoir plus d’espace, des températures plus basses et des trajets plus courts. C’est ce qu’indique une nouvelle série d’avis présentés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui alimenteront la révision en cours de la législation européenne sur le bien-être animal.

Les cinq avis scientifiques, qui ont été demandés par la Commission européenne et publiés mercredi (7 septembre), portent sur la protection des animaux durant le transport.

Dans ses avis, l’EFSA a étudié les petits ruminants (ovins et caprins), les équidés (chevaux et ânes), les bovins (y compris les veaux), les cochons, ainsi que les animaux transportés dans des conteneurs, notamment les oiseaux domestiques (poulets, poules pondeuses, dindes, etc.) et les lapins.

Elle a identifié les divers impacts du transport sur le bien-être des animaux au cours des différentes étapes du transport, notamment le stress lié à la manipulation, la faim et la soif prolongées, les difficultés à se reposer et la restriction des mouvements.

Les avis ont révélé que, dans l’ensemble, il est nécessaire de donner plus d’espace, de faire baisser les températures maximales et de réduire au minimum la durée des trajets afin d’améliorer le bien-être des animaux d’élevage pendant le transport.

En outre, le concept d’« aptitude au transport » n’est pas défini de manière appropriée, estiment les auteurs des avis, qui concluent à la nécessité d’établir des lignes directrices et des seuils pour les animaux.

Les avis indiquent également que, pour les animaux transportés dans des conteneurs, y compris les volailles et les lapins, la durée du voyage devrait être considérée comme l’entièreté du temps que les animaux passent dans les conteneurs.

Guilhem de Seze, chef du département « Production des évaluations du risque » (ASSESS) de l’EFSA, a souligné dans une déclaration que les bonnes pratiques en matière de bien-être animal « non seulement réduisent les souffrances inutiles, mais contribuent également à renforcer la santé des animaux ».

« Il s’agit donc d’un élément clé pour la sécurité de la chaîne alimentaire, compte tenu des liens étroits qui existent entre le bien-être animal, la santé animale et les maladies d’origine alimentaire, selon le principe “Une seule santé” (One Health) auquel l’EFSA est attachée », a-t-il ajouté.

Le principe « Une seule santé » vise à créer une approche collaborative et transversale qui reconnaît les interconnexions entre les personnes, les animaux, les plantes et leur environnement commun en vue d’obtenir des résultats optimaux en matière de santé et de bien-être.

La législation européenne actuelle sur la protection des animaux pendant le transport est entrée en vigueur en 2005.

Les conclusions de l’EFSA contribueront à alimenter la révision en cours de la législation sur le bien-être animal par la Commission européenne, qui est entreprise dans le cadre de la politique alimentaire phare de l’UE, la stratégie « de la ferme à la table » (Farm to Fork),

Ce faisant, l’exécutif européen souhaite aligner la législation sur les dernières preuves scientifiques, élargir son champ d’application, la rendre plus facile à faire respecter et, enfin, garantir le bien-être animal à un niveau plus élevé.

La proposition de la Commission est attendue pour le second semestre de 2023.

Dans le même temps, à la suite d’une série d’incidents récents très médiatisés concernant des animaux échoués en mer, l’exécutif européen prépare également, dans le cadre juridique existant, une législation tertiaire visant à améliorer les contrôles officiels sur les navires de transport d’animaux, qui devrait être adoptée à la fin de 2022.