Bruxelles déplore le retrait des États-Unis du principal organe des Nations unies chargé du climat

« Cette décision […] est regrettable et malheureuse », a déclaré Wopke Hoekstra, commissaire au climat.

EURACTIV.com
COP28 In Dubai – UN Climate Conference – Day 7
Wopke Hoestra, représentant la Commission européenne, s'exprime lors d'une conférence de presse pendant la COP28, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, organisée par la CCNUCC au Dubai Exhibition Center, aux Émirats arabes unis, le 6 décembre 2023. [Dominika Zarzycka/NurPhoto via Getty Images]

Le retrait des États-Unis de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la principale instance internationale chargée d’étudier et de lutter contre la crise climatique, est « regrettable et malheureux », a déclaré jeudi le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra.

Le président Donald Trump a retiré les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l’accord de Paris sur le climat pour la deuxième fois dès son entrée en fonction l’année dernière. Il a également demandé à son secrétaire d’État de vérifier quelles organisations et quels traités internationaux étaient « contraires aux intérêts des États-Unis ».

À la suite de cet examen, M. Trump a donné instruction mercredi à son administration et aux agences gouvernementales de retirer immédiatement les États-Unis de 66 groupes. Parmi ceux-ci, 31 font partie du système des Nations unies, notamment la CCNUCC, l’ONU Énergie et ONU Océans.

« Bon nombre de ces organismes promeuvent des politiques climatiques radicales, une gouvernance mondiale et des programmes idéologiques qui entrent en conflit avec la souveraineté et la puissance économique des États-Unis », a indiqué la Maison Blanche dans une note de service.

Trump a également ordonné le retrait des États-Unis du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organisme non onusien qui coordonne les travaux scientifiques et produit des rapports réguliers qui orientent l’action climatique mondiale.

Hoekstra a déclaré que l’UE continuerait « sans équivoque » à soutenir la recherche internationale et resterait engagée dans la coopération mondiale pour lutter contre le changement climatique.

« Et chez nous, nous continuerons à poursuivre notre programme d’action climatique, de compétitivité et d’indépendance », a ajouté le commissaire au climat.

Le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, a écrit dans un communiqué que le retrait de Washington n’était « pas une surprise » et que les récentes négociations de la COP30 au Brésil avaient montré que les États-Unis étaient seuls dans leur position anti-climatique.