Bruxelles déplore le retrait des États-Unis du principal organe des Nations unies chargé du climat
« Cette décision […] est regrettable et malheureuse », a déclaré Wopke Hoekstra, commissaire au climat.
Le retrait des États-Unis de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la principale instance internationale chargée d’étudier et de lutter contre la crise climatique, est « regrettable et malheureux », a déclaré jeudi le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra.
Le président Donald Trump a retiré les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l’accord de Paris sur le climat pour la deuxième fois dès son entrée en fonction l’année dernière. Il a également demandé à son secrétaire d’État de vérifier quelles organisations et quels traités internationaux étaient « contraires aux intérêts des États-Unis ».
À la suite de cet examen, M. Trump a donné instruction mercredi à son administration et aux agences gouvernementales de retirer immédiatement les États-Unis de 66 groupes. Parmi ceux-ci, 31 font partie du système des Nations unies, notamment la CCNUCC, l’ONU Énergie et ONU Océans.
« Bon nombre de ces organismes promeuvent des politiques climatiques radicales, une gouvernance mondiale et des programmes idéologiques qui entrent en conflit avec la souveraineté et la puissance économique des États-Unis », a indiqué la Maison Blanche dans une note de service.
Trump a également ordonné le retrait des États-Unis du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organisme non onusien qui coordonne les travaux scientifiques et produit des rapports réguliers qui orientent l’action climatique mondiale.
Hoekstra a déclaré que l’UE continuerait « sans équivoque » à soutenir la recherche internationale et resterait engagée dans la coopération mondiale pour lutter contre le changement climatique.
« Et chez nous, nous continuerons à poursuivre notre programme d’action climatique, de compétitivité et d’indépendance », a ajouté le commissaire au climat.
Le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, a écrit dans un communiqué que le retrait de Washington n’était « pas une surprise » et que les récentes négociations de la COP30 au Brésil avaient montré que les États-Unis étaient seuls dans leur position anti-climatique.