Bruxelles : rénovation de l’hémicycle du Parlement européen pour un montant de 490 millions d’euros
Les eurodéputés prévoient une rénovation de la chambre plénière du Parlement européen à Bruxelles qui devrait coûter environ 490 millions d’euros, selon un document interne consulté par EURACTIV. L’hémicycle devrait être inaccessible pendant 18 mois.
Les eurodéputés prévoient une rénovation de la chambre plénière du Parlement européen à Bruxelles qui devrait coûter environ 490 millions d’euros, selon un document interne consulté par EURACTIV. L’hémicycle devrait être inaccessible pendant 18 mois.
L’organe de direction du Parlement, le Bureau, est sur le point de se mettre d’accord sur une révision du bâtiment Paul-Henri Spaak, qui abrite l’hémicycle pour les sessions plénières à Bruxelles, afin de le mettre en conformité avec la législation environnementale de l’UE.
La rénovation consisterait en « une rénovation environnementale en profondeur du bâtiment actuel », précise le document, ajoutant que « le bâtiment serait mis à niveau et modernisé sans changements fondamentaux de ses fonctionnalités ou de sa conception architecturale ».
Les eurodéputés ont emménagé dans le bâtiment du quartier européen dans les années 1990, mais les fonctionnaires ont prévenu que ses installations techniques, ses façades et ses toits nécessitaient d’importantes réparations.
En 2018, le Bureau a invité l’administration du Parlement à organiser un concours d’architecture pour une reconstruction complète du bâtiment Spaak. Cependant, craignant que les coûts ne s’élèvent à près d’un milliard d’euros, le plan a été rejeté par les eurodéputés en octobre 2022. Les députés ont plutôt exhorté le Bureau à tenter de réduire les coûts et à reconsidérer totalement le projet.
Dans une résolution adoptée en avril, les eurodéputés ont déclaré que l’objectif des travaux dans le bâtiment Spaak devrait être d’assurer sa conformité avec les normes d’économie d’énergie, ainsi que les normes sanitaires et de sécurité.
Bien que les coûts de la nouvelle proposition soient nettement moins élevés, le document indique que « la première indication des coûts relatifs à cette rénovation serait d’environ 350 millions d’euros », avec des frais généraux, des frais de conception et d’autres frais conduisant à des coûts totaux compris entre 455 et 490 millions d’euros.
Les fonctionnaires du Parlement indiquent que l’étude et la procédure d’appel d’offres prendraient environ trois ans et que les travaux dureraient également plusieurs années. La salle plénière elle-même, qui accueille cinq « mini-sessions » par an, serait fermée pendant 18 mois.
Le document du Parlement indique qu’une « majorité écrasante » des groupes politiques du Bureau a soutenu le projet de rénovation. Cependant, aucune date n’a été fixée pour une décision finale sur la question.
Bâtiments de Strasbourg
Le Bureau a également conclu un bail de 99 ans pour 700 000 euros par an avec le gouvernement français pour le projet controversé du bâtiment Osmose dans le complexe du Parlement à Strasbourg. Le Parlement est lié au contrat pour au moins 21 ans et a le droit d’acheter le bâtiment.
Le Bureau avait l’intention d’acheter le bâtiment Osmose, qui se trouve à côté du bâtiment principal du Parlement, dans le cadre d’un échange avec le bâtiment Salvador De Madariaga, qui abrite actuellement les bureaux du personnel parlementaire.
Ces projets ont été bloqués suite à l’opposition des groupes socialistes, écologistes et de gauche qui ont critiqué le projet d’acquisition de nouveaux locaux coûteux.
Les groupes de gauche se sont également opposés à l’accord de location mais le Parti populaire européen (PPE) de centre droit, les Conservateurs et Réformistes européens (CRE), et le groupe libéral Renew Europe, qui comprend des eurodéputés du parti Renaissance au pouvoir en France, ont voté en sa faveur, ce qui a permis au projet d’être validé.
Eleonora Vasques a contribué à la rédaction de cet article.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]