Catalogne : Carles Puigdemont se retirera de la vie politique s’il ne remporte pas les élections régionales

L’ancien président catalan et dirigeant du parti séparatiste de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat), Carles Puigdemont, a annoncé mardi (9 avril) qu’il quitterait la politique s’il ne remporte pas les élections régionales anticipées du 12 mai prochain.

EFE avec EURACTIV.com
Carles Puigdemont presenta su candidatura a las elecciones del 12 de mayo en la localidad gala de Elna
L’avocat du leader séparatiste, Gonzalo Boye, a insisté vendredi sur le fait que « tout s’est déroulé comme Carles Puigdemont l'avait préalablement prévu », car « il n’avait pas prévu d’être arrêté » jeudi. [EFE/David Borrat.]

L’ancien président catalan et dirigeant du parti séparatiste de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat), Carles Puigdemont, a annoncé mardi (9 avril) qu’il quitterait la politique s’il ne remporte pas les élections régionales anticipées du 12 mai prochain.

Dans une interview diffusée sur la radio RAC-1 mardi, Carles Puigdemont, qui s’est exilé en Belgique à partir de 2017 et s’est installé dans le sud de la France à Pâques, a déclaré qu’il ne se considérait pas « comme le chef de l’opposition » en Catalogne. Il a également ajouté qu’il quitterait la politique s’il n’était pas élu président lors des prochaines élections.

Les derniers sondages indiquent une victoire du candidat du Parti socialiste catalan (PSC) avec l’ancien ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa. Les partis JxCat et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) — un parti séparatiste de gauche, de l’actuel président catalan, Pere Aragonès — devraient quant à eux se disputer la deuxième place.

L’ancien président catalan a réaffirmé que l’indépendance de la Catalogne, région prospère du nord-est de l’Espagne comptant environ 7,5 millions d’habitants, était un objectif que son parti « ne veut pas et ne peut pas abandonner ».

Parallèlement à cela, M. Puigdemont attend que le parlement espagnol donne son feu vert définitif à la loi d’amnistie pour les séparatistes catalans, un projet législatif controversé actuellement en cours d’élaboration, qui gracierait des centaines de membres du mouvement séparatiste catalan entre 2012 et 2023, ce qui lui permettrait, en principe, de retourner en Espagne sans craindre la justice.

Selon des sources parlementaires, l’approbation de la loi d’amnistie pourrait avoir lieu à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin, ce qui coïnciderait presque avec les élections européennes.

« Je ne retournerai en Catalogne que le jour du débat d’investiture », a précisé M. Puigdemont.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]