Coup double pour le centre gauche dans les Balkans
Les élections en Slovénie et en Croatie de ce week-end ont donné la victoire au centre gauche dans les deux pays. Le second deviendra membre de l’UE en 2013.
Les élections en Slovénie et en Croatie de ce week-end ont donné la victoire au centre gauche dans les deux pays. Le second deviendra membre de l’UE en 2013.
Seulement deux mois après sa création, le parti de centre gauche Slovénie positive (Pozitivna Slovanija) du maire de Ljubljana, Zoran Jankovic est arrivé en tête des élections législatives du 4 décembre avec 28,5% des voix.
Ancien bon élève
Il crée ainsi la surprise puisque son principal rival, le Parti démocratique slovène (SDS, centre droit) était donné favori par tous les observateurs politiques mais n’obtient que 26,26%.
Le chef du gouvernement sortant, Borut Pahor, et son parti social-démocrate renversé en septembre dernier, n’ont obtenu que 10,48% des voix mais se disent déjà prêts à négocier avec Zoran Jankovic pour former une coalition.
Jusqu’en 2008, le pays était cité en exemple par toute l’Europe pour sa transition post-communiste réussie et ses succès économiques. En 2007, la Slovénie a adopté l’euro et elle a été le premier État issu de l’élargissement de 2004 à assurer une présidence tournante de l’UE. Aujourd’hui, son économie est moribonde, le chômage a doublé en trois ans et ses taux d’emprunt sur les marchés ont aussi frôlé les 7% ces dernières semaines.
Adhésion en 2013
Hasard du calendrier, son voisin du Sud a aussi organisé des élections dimanche. Les Croates se sont rendus aux urnes sur fond de scandales de corruption éclaboussant le parti conservateur (HDZ), qui domine la vie politique du pays depuis l’indépendance en 1991.
Selon les premières estimations, c’est le bloc Kukuriku (Cocorico) de centre gauche qui arrive en tête et obtiendrait 79 des 151 sièges. Le HDZ n’aurait que 48 élus.
Le Premier ministre deviendrait ainsi Zoran Milanovic, ancien diplomate et membre du parti social démocrate (SDS). Sa tâche sera rude puisqu’il devra relancer l’économie croate fortement touchée par la crise (17% de chômage, dette à 100% du PIB) avant l’adhésion à l’UE, prévue pour 2013.