Davos : les dirigeants mondiaux n'ont pas tenu leurs promesses en 2004

Un rapport publié à l'occasion de l'ouverture du Forum économique mondial souligne que la communauté internationale s'est insuffisamment investie dans la résolution des grands problèmes affectant la planète. 

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Un rapport publié à l’occasion de l’ouverture du Forum
économique mondial souligne que la communauté internationale s’est
insuffisamment investie dans la résolution des grands problèmes
affectant la planète. 

L’édition 2005 du Forum économique mondial est consacrée au
thème « Prendre ses responsabilités face à des choix
difficiles
« . Au programme des discussions, plusieurs sujets
d’importance tels que le rôle de la Chine au cours des prochaines
décennies, le réchauffement climatique, la « mondialisation
équitable », l’Europe, la gouvernance globale, le leadership des
Etats-Unis et le commerce mondial.

Deux rapports des Nations-Unies seront également au menu des
discussions organisées dans le cadre du Forum : l’un propose un
plan d’action destiné à permettre la réalisation des objectifs de
développement du Millénaire, l’autre est consacré au thème de la
sécurité collective. Les délégués présents ont également prévu de
dresser un bilan sur dix ans des travaux de l’Organisation mondiale
du commmerce (OMC). 

Gouvernance globale

Dans son rapport annuel,  l' »Initiative sur la Gouvernance
globale » du Forum pointe du doigt l’incapacité des décideurs
mondiaux à tenir les engagements pris pour l’année 2004.
Le rapport analyse les actions de la communauté internationale dans
sept domaines majeurs : la paix et la sécurité, la pauvreté, la
faim dans le monde, l’éducation, la santé, l’environnement et
les droits de l’Homme. Pour évaluer la situation dans chaque
domaine, les auteurs du rapport utilisent une échelle graduée de 0
à 10 (un 0 indicant que la situation s’est détériorée, 10 que
les engagements pris ont été tenus au cours de l’année écoulée).
Les « notes » attribuées pour 2004 sont particulièrement faibles, se
situant toutes entre 2 et 4. Le
rapport n’identifie   aucune amélioration   par rapport à 2003, la
situation s’étant même dégradée pour le chapitre « paix et
sécurité ». 

Cette année, le rapport s’attache notamment à mettre en lumière
le rôle du secteur privé, tout en admettant que « les gouvernements
demeurent les premiers responsables en matière de réalisation des
objectifs de la communauté internationale ». Le rapport encourage
les entreprises à : 

  • contribuer à l’effort global en se concentrant sur leurs
    activités de base, notamment en renforçant la prise en compte de la
    dimension environnementale dans leurs procédés d’innovation
    ;
  • développer des activités philanthropiques, par exemple en
    matière de prévention et de traitement du sida, de
    contribution à des programmes de microcrédit, etc. ;
  • pratiquer la « philanthropie d’entreprise » et « l’investissement
    social », un bon exemple étant fourni par les sociétés du secteur
    des hautes technologies impliquées dans des efforts de
    réduction de la « fracture digitale » ;
  • prendre part à un dialogue constructif et transparent
    avec les pouvoirs publics.

Le rapport se conclut cependant sur une note positive,
estimant que 2005 pourrait constituer un « tournant » – les auteurs
se disant notamment optimistes quant à la possible conclusion du
volet agricole des négociations du cycle de Doha.