Demande d’adhésion du Kosovo à l’UE : la présidence suédoise ouvre le débat

La Suède, qui occupe la présidence tournante semestrielle du Conseil européen, a ouvert des consultations concernant la demande d’adhésion du Kosovo à l’UE qui a été déposée en décembre dernier.

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« Nous sommes en train de consulter les Etats membres afin de pouvoir nous prononcer sur cette demande. Il y a cinq pays qui ne reconnaissent pas le Kosovo et il est normal que nous les consultions », a déclaré l’ambassadeur de Suède auprès de l’UE, Lars Danielson. [[EPA-EFE/MILAN KAMMERMAYER]]

La Suède, qui occupe la présidence tournante du Conseil européen, a ouvert des consultations concernant la demande d’adhésion du Kosovo à l’UE. Une demande formelle avait été déposée en décembre.

Le Kosovo, qui a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008, n’est pas actuellement membre de l’UE, du Conseil de l’Europe, de l’OTAN ni des Nations unies. Cela est historiquement dû à un désaccord profond entre pays membres de ces différentes institutions : la Serbie et la Russie votent systématiquement contre toute reconnaissance internationale du Kosovo.

« Nous sommes en train de consulter les Etats membres afin de pouvoir nous prononcer sur cette demande. Il y a cinq pays qui ne reconnaissent pas le Kosovo et il est normal que nous les consultions », a déclaré l’ambassadeur de Suède auprès de l’UE, Lars Danielson.

Il a ajouté qu’il ne savait pas quel serait le résultat des consultations et qu’il ne voulait pas en préjuger.

Les cinq pays qui ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo sont Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Roumanie et la Slovaquie. La Serbie estime que d’autres pays vont bientôt retirer leur reconnaissance du statut indépendant du Kosovo, mais jusqu’à présent, cela ne s’est pas produit.

Le représentant permanent de la Suède auprès de l’UE a déclaré que la décision concernant la demande d’adhésion du Kosovo à l’UE est une décision de procédure, mais également un choix politique.

« Dès que je verrai que les pays membres sont en train de s’approcher d’un consensus sur la manière dont il faut agir, nous devrons faire le choix de transférer le dossier à la Commission ou non. Quoiqu’il en soit, nous abordons ce dossier avec beaucoup de volonté », a déclaré l’ambassadeur.

Suite à une demande d’adhésion à l’UE déposée, le Conseil européen doit demander à la Commission de formuler un avis indiquant si le candidat remplit les critères pertinents pour obtenir le statut de candidat et pour pouvoir entamer les négociations.