Des groupes audiovisuels publics européens s'allient pour contrer Netflix

Les groupes audiovisuels France Télévisions, Rai et ZDF s’associent pour produire des séries plus ambitieuses et contrer l’hégémonie de Netflix en Europe. Un article de notre partenaire Ouest-France.  

Ouest-France
Netflix_CREDIT[Evan Lorne_Shutterstock]
Netflix_CREDIT[Evan Lorne_Shutterstock]

Les groupes audiovisuels France Télévisions, Rai et ZDF s’associent pour produire des séries plus ambitieuses et contrer l’hégémonie de Netflix en Europe. Un article de notre partenaire Ouest-France.

L’Alliance. C’est le nom que se sont choisi France Télévisions, la ZDF (Allemagne) et la Rai (Italie) pour financer des projets de séries « de plus grande envergure », « susceptibles de rayonner hors d’Europe ». Et « maintenir les droits de ces fictions à l’intérieur des services publics européens ».

Le regroupement de ces trois groupes publics européens a été révélé officiellement le jeudi 3 mai, à Lille, à l’occasion du forum professionnel du festival Séries Mania. Pour Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions à l’origine du projet, c’est une première étape pour s’affirmer face aux géants internationaux comme Netflix. Même si, à terme, elle pense qu’il faudra aller « vers une ou des plateformes » de diffusion.

Trois projets déjà lancés

Parmi les premiers projets de l’Alliance : Leonardo, une série sur l’artiste Léonard de Vinci, une histoire d’espionnage à Dubaï et une enquête policière dans le milieu du cinéma italien des années 1960, tournée dans les mythiques studios de Cinecitta.

Également présente au forum, où elle a croisé Reed Hastings, le patron de Netflix, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé vouloir mettre en place un « plan série ambitieux », « avec une augmentation des moyens », afin de soutenir la création française.

Ce plan a 4 objectifs : le soutien aux auteurs pour encourager « la prise de risque », de plus grandes collaborations entre audiovisuel et cinéma, l’encouragement à « la diversité des formes et des œuvres » (plus de la moitié des séries françaises diffusées en première partie de soirée sont des séries policières de 52 minutes) et enfin l’ouverture internationale.