Deux morts suite à une attaque terroriste à Bruxelles, l'assaillant en fuite

Un homme a tué deux personnes près du centre de Bruxelles lundi soir, dans ce que les autorités belges ont qualifié d' « attaque terroriste ». Le pays a relevé son niveau de menace terroriste à 4, le plus élevé depuis 2016.  

Euractiv.com
Two people dead after shooting in Brussels
La mort de deux personnes de nationalité suédoise a été confirmée, a déclaré Ilse Van de Keere, porte-parole de la police bruxelloise, ajoutant que « l’enquête se poursuit ». Une troisième personne, un chauffeur de taxi, a également été visée par des tirs, mais serait hors de danger. [[ EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]]

Un homme a tué deux personnes près du centre de Bruxelles lundi soir (16 octobre), dans ce que les autorités belges ont qualifié d’ « attaque terroriste ». Le pays a relevé son niveau de menace terroriste à 4, le plus élevé depuis 2016.

Des vidéos, partagées par certains médias et sur les réseaux sociaux, montrent un homme tirant à plusieurs reprises près d’une gare à l’aide d’une arme automatique. L’assaillant, qui est encore en fuite, a revendiqué son appartenance à l’État islamique.

La police a déclaré que des coups de feu avaient été tirés près de la place Sainctelette et du boulevard du Neuvième de Ligne peu après 19 heures. La police a été immédiatement dépêchée sur les lieux.

La mort de deux personnes de nationalité suédoise a été confirmée, a déclaré Ilse Van de Keere, porte-parole de la police bruxelloise, ajoutant que « l’enquête se poursuit ». Une troisième personne, un chauffeur de taxi, a également été visée par des tirs, mais serait hors de danger.

Au moment des faits, la Suède jouait un match de qualification pour l’Euro 2024 contre la Belgique au stade national Roi Baudouin, dans le nord de Bruxelles, qui a été évacué peu après l’attaque.

« Mes plus sincères condoléances aux proches des victimes du lâche attentat de Bruxelles. Nous suivons la situation et demandons aux Bruxellois d’être vigilants », a déclaré M. De Croo, qui affirme suivre la situation au plus près. Il a ajouté qu’il avait transmis ses condoléances au Premier ministre suédois « à la suite de l’attaque poignante perpétrée ce soir contre des citoyens suédois ».

Ces dernières années, la Suède a été le théâtre d’incinérations répétées de Coran, dont la dernière, cet été, a conduit Stockholm à relever le niveau de menace pour la sécurité du pays.

Le Centre national de crise belge a annoncé qu’il avait relevé le niveau de menace pour la Région de Bruxelles-Capitale de 3 à 4, soit le niveau le plus élevé de l’échelle. Le reste de la Belgique est resté au niveau 3 sur une échelle de 4.

« Une vigilance accrue s’impose. Évitez les déplacements inutiles », prévient le Centre de crise dans sa communication officielle.

Il s’agit du niveau le plus élevé depuis les attaques terroristes de 2016 dans le pays, qui avait fait face à des attentats coordonnés à l’aéroport de Bruxelles et à la station de métro Maelbeek le 22 mars 2016.

La fusillade survient à un moment de vigilance accrue liée à la guerre actuelle entre Israël et le Hamas, qui a fait monter la tension dans plusieurs États membres de l’Union européenne.

« Au cours de la soirée, une déclaration filmée par un individu se revendiquant comme l’assaillant a été postée sur les réseaux sociaux. Il a affirmé être inspiré par l’État islamique [ISIS] », a déclaré Eric van Duyse, porte-parole du parquet fédéral, à la télévision belge RTBF lundi soir.

« Dans la même déclaration, la nationalité suédoise des victimes a été mentionnée comme motif probable de l’acte. À ce stade, rien ne prouve qu’il y a un lien avec la situation israélo-palestinienne », a déclaré M. van Duyse, en référence à la guerre en cours entre Israël et le Hamas.

Au cours du week-end, la France a relevé son niveau d’alerte au maximum après la mort d’un enseignant lors d’une attaque islamiste à l’arme blanche vendredi (13 otobre).

À la suite de l’attaque à Bruxelles, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé que la France renforcerait ses contrôles aux frontières avec la Belgique, selon l’AFP.

« Après la France, la Belgique a de nouveau été frappée par le terrorisme islamiste. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. Nous devons rester droits, vigilants et fermes face à cette menace permanente », a écrit le commissaire européen Didier Reynders sur X.

La ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, s’est déclarée « horrifiée » par cette « attaque terroriste ». « Tous les moyens nécessaires doivent être mobilisés pour combattre le radicalisme », a écrit Mme Lahbib sur X.

La ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, et M. De Croo se trouvent actuellement au Centre national de crise, près du bureau du Premier ministre dans la capitale belge, a déclaré un porte-parole.

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur du pays, a déclaré que « suite à la fusillade à Bruxelles, les services de police se mobilisent pour garantir la sécurité dans et autour de notre capitale ».