Directive sur les services : Raffarin et Schröder montent au créneau

Lors d'une discussion avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a fait part de ses préoccupations concernant le projet de directive européenne sur les services. Le chancelier allemand Gerhard Schröder doit effectuer une démarche similaire la semaine prochaine.

Lors d’une discussion avec le président de la Commission, José
Manuel Barroso, le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a
fait part de ses préoccupations concernant le projet de directive
européenne sur les services. Le chancelier allemand Gerhard
Schröder doit effectuer une démarche similaire la semaine
prochaine.

Les perspectives financières de l’Union européenne pour
2007-2013, le bilan à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne, le
pacte de stabilité et de croissance et le projet (très controversé)
de Directive européenne sur les service : tels étaient les sujets
au menu des discussions entre le premier ministre français  et
le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso,
jeudi 10 février à Bruxelles. Lors de leur rencontre, intervenant à
quelques mois du référendum français sur la Constitution
européenne (prévu pour le mois de juin), les deux hommes se sont
efforcés d’aplanir les différends entre Paris et Bruxelles à propos
du projet de Directive sur les services, un texte déjà qualifié
d' »inacceptable » par Jean-Pierre Raffarin. Le projet de texte
présenté par la Commission vise à stimuler, au sein du marché
intérieur, la concurrence dans le secteur des services, en
permettant aux prestataires (particuliers et entreprises) de
fournir leurs services dans l’ensemble des Etats membres de l’Union
tout en restant soumis à la seule législation de leur pays
d’origine. 

Par ailleurs, l’Assemblée nationale française a adopté, mercredi
9 février, un projet de loi visant à assouplir la loi sur les 35
heures de travail hebdomadaire. La gauche et les syndicats ont
dénoncé ce vote.

La semaine prochaine, l’hôte de José Manuel Barroso sera le
Chancelier allemand Gerhard Schröder, qui viendra à Bruxelles pour
parler budget et emploi. Dans le cadre des négociations sur les
perspectives financières de l’UE, M. Schröder devrait réclamer une
diminution de la contribution nette apportée par l’Allemagne au
budget européen. Concernant le dossier de la Directive européenne
sur les services, le Chancelier devrait adopter une position
semblable à celle défendue par la France.