Echec du référendum des nationalistes en Macédoine
Les nationalistes macédoniens ont dû reconnaître l'échec du référendum organisé à leur initiative et visant à faire obstacle à l'application d'une loi conférant davantage d'autonomie à la minorité albanophone. Ce résultat renforce les chances de la Macédoine en vue d'une entrée du pays dans l'OTAN et dans l'UE.
Les nationalistes macédoniens ont dû
reconnaître l’échec du référendum
organisé à leur initiative et visant à faire
obstacle à l’application d’une loi conférant
davantage d’autonomie à la minorité albanophone.
Ce résultat renforce les chances de la Macédoine en
vue d’une entrée du pays dans l’OTAN et dans
l’UE.
Le référendum réclamé par les
nationalistes macédoniens pour obtenir
l’abrogation d’une loi accordant davantage
d’autonomie à la minorité
albanophone s’est soldé par un échec,
en raison d’un taux de participation trop faible.
26,5% des électeurs inscrits se sont rendus aux
urnes ce dimanche, un chiffre largement inférieur au
seuil des 50% requis pour que puisse être
validé le résultat de la consultation.
L’issue du référendum constitue une
victoire pour le parti social-démocrate
macédonien, actuellement au pouvoir à Skopje.
La majorité gouvernementale avait appelé les
électeurs macédoniens à boycotter le
référendum, qui, s’il avait dû
être validé, aurait sérieusement affaibli
la candidature de la Macédoine à
l’entrée dans l’Union européenne et
l’OTAN. Le premier ministre macédonien Hari
Kostov avait menacé de démissionner en cas de
succès du référendum.
Le Congrès mondial macédonien avait
affiché son hostilité à l’égard
d’une nouvelle loi prévoyant un redécoupage
des communes macédoniennes (réduisant notamment
le nombre de celles-ci de 124 à 80), et visant
à accorder davantage de pouvoir à la population
albanophone dans les 16 régions à majorité
albanaise. La nouvelle loi confère notamment
aux Albanais une autonomie accrue dans les domaines
de la santé et de l’éducation,
l’albanais devenant par ailleurs la 2ème langue
officielle dans certaines régions. Estimant que
la loi accordait trop de pouvoir à la minorité
albanaise, les nationalistes macédoniens avaient
réussi à réunir les 180 000 signatures
nécessaires pour réclamer l’organisation
d’un référendum sur la question.
La Macédoine avait failli basculer dans la
guerre civile en 2001, le pays ayant alors
connu plus de 7 mois de luttes entre les forces
gouvernementales et les rebelles albanais. Les accords
d’Ohrid, conclus avec le parrainage des puissances
occidentales, avaient ensuite remis le pays sur la voie
d’une entrée dans l’OTAN et dans l’UE.
Ces accords comprenaient également un volet sur la
décentralisation.