Elisabeth Borne veut « accélérer » les investissements du plan France 2030
La Première ministre Elisabeth Borne affirme vouloir « accélérer » la mise en oeuvre du plan d'investissements « France 2030 », pour que 20 milliards d'euros sur les 54 prévus soient engagés d'ici la fin 2023.
La Première ministre Elisabeth Borne affirme vouloir « accélérer » la mise en oeuvre du plan d’investissements « France 2030 », pour que 20 milliards d’euros sur les 54 prévus soient engagés d’ici la fin 2023.
« Il est plus important que jamais d’accélérer la mise en oeuvre » du plan « France 2030 », a relevé jeudi (17 novembre) la Première ministre dans un entretien à Les Echos.
Annoncé par le président de la République Emmanuel Macron fin 2021, ce plan ambitionne de financer à hauteur de 54 milliards d’euros sur cinq ans les grandes transitions écologiques et économiques du pays.
« À fin septembre, 8,5 milliards d’euros avaient été engagés. Nous visons 10 milliards d’euros à la fin de l’année et 20 milliards d’euros à la fin 2023 », a développé Elisabeth Borne.
La cheffe du gouvernement précise qu’elle veillera « à l’efficience de l’argent engagé en restant sélectif, et en mettant en oeuvre des processus rigoureux d’évaluation ».
Elisabeth Borne doit faire vendredi le bilan de « France 2030 » en réunissant le comité dédié à Matignon.
Stimuler l’innovation
Le gouvernement entend notamment « augmenter la prime de risque pour stimuler les innovations », et consacrera 500 millions d’euros pour passer de 250 start-ups technologiques à 500 par an « créées par des chercheurs issus de nos organismes de recherche ou de nos universités », détaille Mme Borne.
300 millions d’euros iront aussi « soutenir des nouvelles formations dans les secteurs d’avenir ».
Le plan massif d’investissements des États-Unis (Inflation Reduction Act — IRA), susceptible de fausser la concurrence, est un « sujet de préoccupation important » que la France entend « porter au niveau européen », estime-t-elle.
Et le président Emmanuel Macron évoquera cette question lors de sa visite d’État à Washington fin novembre.
« Compte tenu de la nature des soutiens et de leur caractère très massif, ce plan ne respecte pas les règles de l’OMC », selon la Première ministre. Il pourrait « faire perdre (à la France) 10 milliards d’euros d’investissements en France et 10.000 créations potentielles d’emplois ».
« L’Europe ne peut pas être le seul endroit où il n’y a pas de ‘Buy European Act’ [visant à confier des marchés à des entreprises européennes, NDLR], nous souhaitons un débat politique et industriel à l’échelle européenne et internationale », affirme-t-elle.