En 2024, le solaire a dépassé le charbon dans le mix électrique de l’UE

L'énergie solaire a pour la première fois dépassé le charbon dans le mix électrique de l’Union européenne (UE) en 2024, alors que la part de l'énergie éolienne est restée stable, selon étude publiée par le think tank Ember.

ETRACTIV.com avec Reuters
epa10501889 Technicians replace a photovoltaic panel after it was damaged by a stone bouncing from a passing car, at the Kalyon PV Karapinar Solar Power Plant in Konya, Turkey, 02 February 2023 (issued 04 March 2023). The SPP is the largest solar power plant in Europe and one of the largest in the world. It covers 20 million square meters, the equivalent to 2,600 football fields, and its construction began in 2020 in the Renewable Energy Resource Area (YEKA) of Karapinar. Once completed, its 3.5 million panels are expected to produce a combined output of 1,350 MW to meet the household energy demand of two million people.  EPA-EFE/ERDEM SAHIN
L’énergie solaire a plus que répondu à la nouvelle demande d’électricité, et une bonne année pour l’hydroélectricité et l’énergie nucléaire a signifié que l’énergie basée sur les combustibles fossiles n’était que de 793 Térawatts-heures (TWh) — en baisse par rapport à 1 130 TWh en 2019. [EPA-EFE/ERDEM SAHIN]

L’énergie solaire a pour la première fois dépassé le charbon dans le mix électrique de l’Union européenne (UE) en 2024, alors que la part de l’énergie éolienne est restée stable, selon une étude publiée par le think tank Ember.

La production d’énergie solaire a fourni 11 % du mix électrique de l’UE en 2024, contre 9,3 % en 2023, et a dépassé le charbon, tombé à moins de 10 % pour la première fois depuis des décennies, selon cette étude. Avec 15,7 % de la production d’électricité, la part du gaz à elle aussi légèrement diminué.

Le remplacement des combustibles fossiles par des énergies renouvelables est l’un des piliers de la politique européenne, l’UE cherchant à se décarboner et à réduire son exposition à des pays comme la Russie.

L’énergie solaire a plus que répondu à cette demande. L’hydroélectricité et l’énergie nucléaire ont aussi connu une bonne année, ce qui a permis à l’énergie basée sur des combustibles fossiles de ne représenter que 793 Térawatts-heures (TWh), contre 1130 TWh en 2019.

« Les combustibles fossiles ont atteint un niveau historiquement bas », a déclaré Chris Rosslow, auteur principal du rapport. « Et pour la première fois depuis deux ans, la demande d’électricité est en croissance », même si l’Europe « consomme toujours 5 % d’électricité en moins qu’en 2019 ». 

Le passage à l’électricité comme principale source d’énergie devrait permettre de décarboner des activités polluantes comme l’automobile et le chauffage. L’augmentation de la demande d’électricité est donc un signe positif de l’action de l’Europe en faveur du climat.

Mauvaise nouvelle en revanche, l’énergie éolienne continue d’éprouver quelques difficultés. Les ajouts de capacité de 2024 sont inférieurs à ceux de 2023, une tendance que l’expert qualifie d’«inquiétante ».

« L’éolien et le solaire sont très complémentaires, ils produisent de l’électricité à différents moments de la journée et de l’année », explique l’auteur du rapport, ce qui signifie que « la forte croissance de l’énergie solaire ne peut pas compenser la baisse des taux de construction de l’énergie éolienne ».

[LG]