En Espagne, des commerçants proposent de payer en pesetas

Des commerces continuent d'accepter l'ancienne monnaie, qui peut être changée en euro jusqu'en 2020. Il reste un joli pactole... Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Ouest-France
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Les clients peuvent payer avec des pesetas chez Manuel Rubio Marcos. [<a href="https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/l-espagne-peut-encore-payer-en-pesetas-5256611" target="_blank" rel="noopener">[Baptiste Langlois/Ouest-France]</a>]

Des commerces continuent d’accepter l’ancienne monnaie, qui peut être changée en euro jusqu’en 2020. Il reste un joli pactole… Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Chez Té y mi Gordy, dans le marché couvert de la Cebada, à Madrid, on peut acheter thés, épices… Rien ne distingue ce commerce, hormis la pancarte collée par Manuel Rubio Marcos sur la devanture : « Il est possible de payer en pesetas ».

Comme les francs, les pesetas ont cédé la place aux euros dans les porte-monnaie depuis le 1er janvier 2002. Mais contrairement à la Banque de France, qui a cessé de récupérer les pièces en francs dès 2005, et les billets dès 2012, la banque centrale espagnole a fixé la date limite d’échange au 31 décembre 2020.

Et il reste un bon paquet de pesetas oubliées dans les tiroirs ou encore cachées sous les matelas ! Les Espagnols posséderaient toujours l’équivalent de 1,6 milliard d’euros en pesetas. Chaque mois, seul un petit million serait échangé à la banque centrale.

Des commerçants ont flairé le bon filon. Manuel Rubio Marcos s’y est mis il y a cinq ans, après un reportage à la télé. « J’ai affiché la pancarte. Le jour suivant, il y avait déjà des personnes avec des pesetas, raconte-t-il. C’est une manière d’attirer les clients qui ont oublié de les échanger. »

Avec le temps, de moins en moins de clients – « surtout des personnes âgées » – paient avec l’ancienne monnaie. « Le bouche-à-oreille a fonctionné, j’ai nettoyé le quartier ! » s’amuse le commerçant en étalant les pièces qu’il garde dans une bourse en tissu. Dans trois ans, elles n’auront plus de valeur que pour les collectionneurs.

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