Indépendance du Kosovo : Divisions au Conseil de sécurité [FR]
L'adoption d'un rapport proposant l'indépendance sous surveillance de la province divise les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, alors que le Parlement européen va voter sur son propre rapport d'initiative soutenant le plan de l'ONU pour le futur statut du Kosovo.
L’adoption d’un rapport proposant l’indépendance sous surveillance de la province divise les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, alors que le Parlement européen va voter sur son propre rapport d’initiative soutenant le plan de l’ONU pour le futur statut du Kosovo.
Les recommandations adressées au Conseil de sécurité le 26 mars 2007 par le représentant spécial des Nations Unies, Martti Ahtisaari, ont obtenu le soutien de l’UE, des Etats-Unis et de l’OTAN.
D’après ce rapport, l’indépendance sous la supervision internationale est considérée comme la « seule solution viable » pour le Kosovo et un rétablissement des règles serbes pourrait engendrer une « opposition violente » dans la région.
Le premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a, quant à lui, déclaré le 28 mars 2007 que la Serbie souhaitait que le plan Ahtisaari « échoue » et a exprimé sa ferme opposition à l’indépendance du Kosovo.
Les membres de sécurité de l’ONU, la Russie et la Chine, ont pris partie pour la Serbie. Cependant, bien que la Russie ait affirmé qu’elle ne soutiendrait aucune résolution qui imposerait l’indépendance du Kosovo à la Serbie, il n’est pas certain qu’elle fera usage son droit de veto.
Le Parlement européen doit voter le 29 mars 2007 son propre rapport sur le Kosovo rédigé par le rapporteur Joost Lagendijk (Verts/ALE). Ce dernier soutient la proposition de Martti Ahtisaari, mais ne fait aucune mention explicite de l’indépendance du Kosovo. Il souligne également la perspective européenne de la Serbie et du Kosovo.
Le commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a accueilli favorablement le rapport, déclarant : « L’essence de cette décision sur le Kosovo, c’est l’unité européenne. Nous devons continuer de soutenir le président Ahtisaari et sa proposition au Conseil de sécurité des Nations Unies avec une véritable détermination « . Il a également recommandé : « Il n’y a rien à gagner à retarder la décision. Les Nations Unies dirigent le Kosovo depuis déjà huit ans. Le statu quo n’est pas une situation viable ».
Les ministres des affaires étrangères de l’UE débattront de la question du Kosovo lors d’une réunion informelle les 30 et 31 mars 2007.
Un vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur une résolution relative au Kosovo devrait se tenir d’ici avril-mai 2007, mais pourrait être reporté en raison des divergences d’opinion sur la question.