Italie : la sous-secrétaire d'État à l'Intérieur salue le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne
La décision prise par l’Allemagne de renforcer les contrôles à ses frontières a attiré les louanges de la sous-secrétaire d’État italienne à l’Intérieur, Wanda Ferro, qui a souligné que les partis de gauche en Europe étaient en train de s’aligner sur la Première ministre italienne en ce qui concerne l'immigration.
La décision prise par l’Allemagne de renforcer les contrôles à ses frontières a attiré les louanges de la sous-secrétaire d’État italienne à l’Intérieur, Wanda Ferro. Cette dernière a souligné que les partis de gauche en Europe étaient en train de s’aligner sur la Première ministre italienne, Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia), sur le sujet de l’immigration.
S’adressant à Euractiv Italie, la membre de Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens, CRE) Wanda Ferro a indiqué que la décision allemande s’alignait fortement avec l’approche établie de longue date par l’Italie en matière de gestion des frontières.
« En ce qui concerne le contrôle des frontières et la lutte contre l’immigration illégale, l’Allemagne suit la ligne du gouvernement italien, même si elle est malheureusement poussée par l’émotion causée par l’attentat de Solingen », a confié Wanda Ferro.
À travers l’Europe, les partis de gauche rejoignent désormais les positions défendues par la Première ministre italienne depuis l’entrée en fonction de son gouvernement, a-t-elle ajouté. Celles-ci incluent un accent mis sur la gestion des frontières extérieures et le renforcement des systèmes d’expulsion, en particulier pour empêcher les criminels et les terroristes d’infiltrer les flux migratoires irréguliers.
La sous-secrétaire d’État à l’Intérieur a également rappelé le bilan de son gouvernement en matière de gestion des migrations : « L’Italie a connu la plus forte baisse des flux migratoires en Europe au cours des six premiers mois de l’année 2024 ».
Elle a mentionné les partis de gauche de l’opposition italienne, les accusant de soutenir « une immigration indiscriminée et non réglementée » qui, selon elle, pose de sérieux risques en matière de sécurité.
« Les décisions du gouvernement allemand témoignent d’une prise de conscience croissante en Europe de la nécessité de réprimer les réseaux de trafiquants, de garantir l’entrée légale et sûre des personnes qui peuvent travailler et de celles qui ont véritablement droit à une protection internationale », a poursuivi Wanda Ferro.
Elle a précisé que ces mesures sont essentielles pour éviter de nouvelles tragédies en mer, pour offrir des conditions d’accueil dignes aux exilés et pour garantir leur bonne intégration dans la société.
Bien que l’Italie n’ait pas de frontière directe avec l’Allemagne, elle pourrait être profondément affectée par la décision prise par le pays.
Ces dernières semaines, l’Allemagne a intensifié la pression sur ses partenaires européens pour qu’ils appliquent le règlement de Dublin, qui exige que les demandes d’asile soient traitées dans le premier pays de l’Union européenne (UE) dans lequel les demandeurs d’asile entrent — et qui, s’il était appliqué plus strictement, affecterait sérieusement l’Italie.
En 2023, l’Allemagne n’a renvoyé que 11 demandeurs d’asile sur les 15 479 demandes de transfert qu’elle a adressées à l’Italie en vertu des règles de Dublin.
Bien qu’elle soit légalement autorisée à renvoyer les exilés en vertu du règlement de Dublin, l’Allemagne est confrontée à des obstacles depuis que l’Italie a suspendu ces transferts à la fin de l’année 2022, invoquant la surcharge de ses infrastructures.
Le gouvernement de coalition de Giorgia Meloni n’est pas le seul gouvernement de droite à exprimer son soutien à la position plus stricte de l’Allemagne en matière de contrôle des frontières. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a également exprimé son soutien, accueillant l’Allemagne dans le « club #StopMigration ».