L'opposition albanaise s'agite pour faire tomber le gouvernement
Le Parti socialiste albanais, parti de l'opposition, a appelé hier (5 avril) à la tenue de manifestations journalières anti-gouvernementales pour accélérer la fin du gouvernement du premier ministre Sali Berisha, l'accusant de fraudes électorales lors des dernières élections.
Le Parti socialiste albanais, parti de l'opposition, a appelé hier (5 avril) à la tenue de manifestations journalières anti-gouvernementales pour accélérer la fin du gouvernement du premier ministre Sali Berisha, l'accusant de fraudes électorales lors des dernières élections.
Le temps est venu de voir se lever un grand mouvement populaire afin d'accélérer la chute de ce gouvernement, responsable de fraude électorale, mais également d'autres injustices sociales et économiques, a déclaré Edi Rama, dirigeant du principal parti d’opposition, le Parti socialiste, selon une citation de l'AFP.
M. Rama, qui est également maire de Tirana, a affirmé que des rassemblements seraient organisés à travers le pays afin de manifester contre la mauvaise gouvernance du Parti démocrate du premier ministre Berisha, en amont d'un important ralliement final le 30 avril à Tirana.
M. Rama a encouragé les Albanais à protester contre les votes volés et contre la ruine de l'économie du pays et de chaque famille.
Le partiau pouvoir en Albanie et l'opposition ont passé des mois dans l’impasse concernant un différend sur les élections législatives qui ont eu lieu en juin dernier, et qui ont été remportées par la coalition dirigée par le Parti démocrate de M. Berisha.
Les socialistes, qui ont 65 des 140 sièges au Parlement, sont retournés à l'assemblée fin février après un boycott de 7 mois. Ils ont toutefois refusé de participer aux activités parlementaires car leur demande pour un recompte des votes a été rejetée par l'assemblée, dominée par la coalition de M. Berisha.
Dans un entretien récent avec EURACTIV, le commissaire de l'UE à l'Elargissement Štefan Füle s'est dit inquiet pour la stabilité des institutions démocratiques et le manque de dialogue politique au Parlement (EURACTIV 30/03/10)
Les deux partis politiques sont responsables – à la fois le parti gouvernant et l'opposition, a dit M. Füle.
Bien que l'Albanie ait énormément changé depuis la période communiste, lorsqu'elle était un cas unique d'autarcie vis-à-vis non seulement de l'Occident, mais également du reste du bloc communiste excepté la Chine, elle reste toujours un pays pauvre.
Une récente étude publiée par Eurostat place l'Albanie tout en bas de l'Europe en termes de PIB par citoyen, exprimé en termes de pouvoir d'achat.
(EURACTIV avec agences. Article traduit de l'anglais par EURACTIV.)