L'UE fixe un ultimatum à la Serbie pour l'arrestation de Mladic [FR]
Les ministres européens des affaires étrangères donnent un mois à Belgrade pour arrêter le criminel de guerre Ratko Mladic. De cette arrestation dépend l'avenir européen de la Serbie.
Les ministres européens des affaires étrangères donnent un mois à Belgrade pour arrêter le criminel de guerre Ratko Mladic. De cette arrestation dépend l’avenir européen de la Serbie.
Le 27 février 2006, les ministres européens des affaires étrangères ont décidé de laisser jusqu’à début avril à la Serbie pour arrêter le criminel de guerre suspect Ratko Mladic. Si Belgrade n’atteint pas cet objectif, ses relations avec l’Union européenne pourrait être « suspendues ».
A la suite d’un discours du commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, sur le niveau de coopération de la Serbie-et-Monténégro avec le tribunal pénal international de la Haye, le conseil Affaires générales a décidé que si Belgrade ne faisait pas preuve d’une coopération totale d’ici fin mars, les négociations sur l’accord de stabilisation et d’association seraient suspendues.
La prochaine réunion sur cet accord est prévue pour les 4 et 5 avril 2006. M. Rehn s’est également déclaré convaincu que si la Serbie coopère pleinement, les négociations sur l’accord pourraient être menées à terme d’ici fin 2006.
Le Conseil « a pressé la Serbie-et-Monténégro et la Bosnie-Herzégovine de prendre des mesures décisives pour s’assurer que les criminels toujours en fuite, notamment Radovan Karadzic and Ratko Mladic, sont amenés devant la justice sans délai, » a indiqué le Conseil dans une déclaration.
En attendant, le tribunal pénal international de la Haye est sur le point d’ouvrir une audition pour décider si la Serbie a tenté de façon préméditée en 1992 d’éliminer la population musulmane de Bosnie. Cette affaire a été portée devant le TPI par la Bosnie. C’est la première fois qu’un pays dans son ensemble est jugé pour génocide. En cas de victoire, la Bosnie pourrait recevoir des milliards d’euros en compensation.