La Belgique impose des tests Covid pour les voyageurs venant de Chine
À partir de dimanche, les voyageurs en provenance de Chine devront présenter un certificat de test Covid négatif pour entrer en Belgique. C’est ce qu’a annoncé jeudi la Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Nicole de Moor.
À partir de dimanche, les voyageurs en provenance de Chine devront présenter un certificat de test Covid négatif pour entrer en Belgique. C’est ce qu’a annoncé jeudi la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Nicole de Moor.
L’obligation sera valable jusqu’au 31 janvier au minimum et pourrait être prolongée si une décision en ce sens devait être prise au niveau européen. Elle s’appliquera à tous les voyages directs depuis la Chine pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Par ailleurs, le test devra être réalisé dans les 48 heures précédant l’entrée sur le territoire.
La mesure entrera en vigueur dimanche (8 janvier), jour où la Chine lèvera ses restrictions de quarantaines pour les personnes se rendant dans le pays. Un test PCR négatif sera toutefois toujours obligatoire.
La Belgique suit les recommandations de l’UE
Lundi (2 janvier), le Risk Management Group belge avait conclu qu’une décision devait être prise à l’échelle de l’Union européenne et avait décidé de ne pas imposer de tests obligatoires aux voyageurs en provenance de Chine.
Cependant, après que les États membres se sont réunis pour discuter d’une approche commune à l’égard des voyageurs en provenance de Chine mercredi (4 janvier) et ont « fortement encouragé » les tests obligatoires, la Belgique a décidé de se lancer.
L’entrée sur le territoire étant une compétence du Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Mme de Moor a élaboré la mesure en consultations avec le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden et la ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib.
M. Vandenbroucke a confirmé qu’un arrêté royal sera publié ce week-end. Il s’agit d’une étape nécessaire pour exiger légalement un test Covid négatif de la part voyageurs.
En outre, le Risk Management Group belge avait pris deux mesures lundi. Tout d’abord, les eaux usées des avions en provenance de Chine atterrissant à l’aéroport de Bruxelles doivent être collectées et analysées afin de détecter de nouvelles variantes. Cette mesure a également été recommandée pour une application à l’échelle européenne lors de la réunion des Vingt-Sept mercredi. Deuxièmement, les voyageurs revenant de Chine et présentant des symptômes doivent effectuer un test qui doit ensuite être envoyé à un laboratoire disposant de la technologie de séquençage génomique.
Il n’y a pas lieu de s’alarmer
« La crise Covid en Chine ne nous pose actuellement pas de risque épidémiologique particulier, tant que les variants que nous connaissons déjà ici sont concernés », aurait répété le cabinet du ministre de la Santé jeudi, selon plusieurs médias.
En effet, le but des nouvelles mesures est uniquement de détecter d’éventuels nouveaux variants.
Mardi (3 janvier), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a fait une annonce en ce sens, indiquant que les variants circulant en Chine étaient déjà présents dans le bloc et qu’ils « ne posaient donc pas de problème » pour la réponse immunitaire des citoyens de l’UE et de l’Espace économique européen (EEE). L’agence de l’UE avait également souligné que les résidents du bloc possédaient une immunité et des taux de vaccination relativement élevés.