La Belgique participe au programme européen d’avions de combat de nouvelle génération
La Belgique a annoncé lundi (19 juin) qu’elle rejoindrait le programme Future Combat Air System (FCAS) visant à construire les systèmes européens d’avions de combat de la prochaine génération, en faisant équipe avec la France, l’Allemagne et l’Espagne.
La Belgique a annoncé lundi (19 juin) qu’elle rejoindrait le programme Future Combat Air System (FCAS) visant à construire les systèmes européens d’avions de combat de la prochaine génération, en faisant équipe avec la France, l’Allemagne et l’Espagne.
L’Allemagne et la France ont signé, en 2017, un accord-cadre pour la construction conjointe du plus grand projet d’armement à ce jour en Europe, le FCAS. L’Espagne a rejoint le programme deux ans plus tard et la Belgique a fait part de son intérêt cette semaine.
« Nous permettons à nos entreprises de rester à la pointe de l’innovation tout en ayant un impact positif sur l’emploi et en renforçant la défense européenne », a déclaré la ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, après l’annonce de lundi.
Les sociétés françaises Dassault Aviation et Airbus devraient construire l’avion de chasse, tandis que les sociétés française Safran et allemande MTU Aero Engines développeront conjointement le moteur du nouvel avion de guerre. L’entreprise espagnole Indra apporte sa technologie de radar.
Grâce à ce projet, le nouveau modèle d’avion de combat devrait prendre son envol en 2040 pour remplacer le Rafale français et les Eurofighters allemands et espagnols.
Comme Madrid auparavant, Bruxelles deviendra d’abord un « observateur » du programme. Cette période devrait durer jusqu’à un an, selon une source proche du dossier.
Elle sera mise à profit par la Belgique et les trois autres participants au programme pour voir quelles industries de défense belges pourraient participer, ont indiqué des sources à EURACTIV.
Un nouvel élan
Au début, la France avait envisagé de travailler avec la Grande-Bretagne sur le projet, réunissant les deux plus grandes puissances militaires d’Europe.
Mais ayant perdu la possibilité d’une coopération totale en raison du Brexit, la Grande-Bretagne a lancé son nouveau projet d’avion de combat furtif Tempest, que l’Italie et le Japon ont également rejoint, mettant à nu les divisions européennes et approfondissant le scepticisme quant à l’avenir de la coopération européenne en matière de défense.
Des experts militaires ont déclaré que les deux projets d’avions de combat rivaux pourraient finalement fusionner, afin de mettre fin à la duplication des systèmes et des capacités sur le continent.
Des sources industrielles affirment que si une fusion devait avoir lieu, elle devrait se faire rapidement, afin de garantir que les technologies puissent fonctionner ensemble et d’éviter la duplication des coûts et des efforts.
Entre-temps, les États-Unis ont également commencé à travailler sur le système de Domination aérienne de nouvelle génération (Next Generation Air Dominance – NGAD), visant à être en service en 2030, plus tôt que leurs concurrents européens.
La décision de la Belgique de rejoindre le FCAS pourrait donner un nouvel élan au programme FCAS, pratiquement inactif depuis que les participants ont passé des années à se disputer la part de la charge de travail qui revenait à chaque industrie et à chaque pays.
Par exemple, un différend sur la répartition des tâches entre l’entreprise française Dassault et la branche allemande d’Airbus, afin de refléter au mieux les capacités de chaque entreprise, a bloqué le projet pendant un an.
Le programme est entré dans la phase 1B, ce qui signifie que les industries ont commencé à travailler sur le démonstrateur de l’avion, qu’elles visent à présenter en 2027.