La Commission enquête sur le projet de rachat de VOO et Brutélé par Orange en Belgique

La Commission européenne a annoncé jeudi (28 juillet) qu’elle avait ouvert une enquête approfondie sur le projet de rachat de VOO et Brutélé par Orange en Belgique, conformément aux règles de l’Union européenne en matière de concentrations.

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La Commission craint que cette fusion ne conduise à une réduction de la concurrence et à une augmentation des prix dans la vente au détail de services de télécommunications mobiles et fixes dans les régions du sud de la Belgique. [Grand Warszawski/Shutterstock]

La Commission européenne a annoncé jeudi (28 juillet) qu’elle avait ouvert une enquête approfondie sur le projet de rachat de VOO et Brutélé par Orange en Belgique, conformément aux règles de l’Union européenne en matière de concentrations.

La Commission craint que cette fusion ne conduise à une réduction de la concurrence et à une augmentation des prix dans la vente au détail de services de télécommunications mobiles et fixes dans les régions du sud de la Belgique.

« [Avec cette enquête approfondie,] nous voulons veiller à ce que l’acquisition de Voo/Brutélé par Orange ne conduise pas à une hausse des prix ou à une baisse de la qualité pour les clients en Wallonie et dans certaines parties de Bruxelles », a déclaré Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission chargée de la Politique de concurrence, dans un communiqué de presse.

Jusqu’à présent, Orange a été un « véritable concurrent de VOO/Brutélé pour les services de télécommunications dans certaines parties de la Belgique », a poursuivi Mme Vestager.

Selon la Commission, les trois fournisseurs sont de proches concurrents pour les services de télécommunications d’accès fixe à Internet au détail, de services audiovisuels et de bouquets de services multiples dans les zones couvertes par les réseaux fixes de VOO et Brutélé.

Selon l’exécutif européen, le nombre d’opérateurs dans les zones où les entreprises sont en concurrence serait ramené de trois à deux, Orange et son rival Proximus restant en lice.

L’enquête déterminera si les préoccupations de la Commission en matière de concurrence sont suffisantes pour bloquer la fusion.

Le secteur des télécommunications a déjà appelé les responsables politiques du bloc à se concentrer sur le développement afin de créer les bases nécessaires à la mise en place d’une infrastructure numérique locale.

Les PDG des sociétés de télécommunications européennes ont insisté pour que des mesures soient prises afin d’aligner le leadership numérique européen et la politique de concurrence. « Le renforcement du secteur des télécommunications reste une priorité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des marchés : il en va de l’intérêt stratégique de l’UE et de ses citoyens », peut-on lire dans une déclaration de 13 PDG d’entreprises de télécommunications.

Dans un rapport publié au début de l’année, l’Association européenne des opérateurs de réseaux de télécommunications (ETNO) a indiqué que la fragmentation des marchés européens des télécommunications reste la plus forte parmi les entreprises homologues au niveau mondial, avec 38 groupes de télécommunications en activité en Europe, contre 7 aux États-Unis, 4 au Japon et 3 en Corée du Sud.

Les opérateurs télécoms affirment souvent que cette fragmentation du marché est l’une des raisons pour lesquelles l’Europe est à la traîne en termes d’infrastructures TIC.

L’opération envisagée par Orange a été communiquée à la Commission le 22 juin et cette dernière a jusqu’au 6 décembre pour prendre une décision sur la question.