La Commission plaide pour une meilleure coordination des investissements dans les pôles de recherche
L’UE doit améliorer la coordination de ses investissements dans les pôles de recherche de pointe sous peine de perdre du terrain au niveau mondial. C’est l’avertissement lancé par la Commission européenne dans une nouvelle stratégie publiée lundi 15 septembre.
Le document met en lumière les problèmes liés au financement des infrastructures scientifiques, qui rendraient l’Europe moins attractive pour les chercheurs internationaux.
Bruxelles souhaite également renforcer le soutien aux centres de recherche d’envergure internationale, tels que le CERN de Genève, qui abrite le grand collisionneur de hadrons (LHC).
« La lenteur du processus décisionnel en matière d’investissements dans les infrastructures de recherche paneuropéennes affaiblit la position mondiale de l’Europe », estime la Commission, qui qualifie les investissements actuels de fragmentés et dépourvus de vision commune.
Cette stratégie intervient à un moment où l’Europe espère séduire davantage de chercheurs de renom, notamment venus des États-Unis. Le désengagement de l’administration Trump en matière de financement scientifique avait fait naître un espoir d’attractivité accrue. Mais selon les données disponibles, le nombre de chercheurs américains candidats aux bourses européennes Marie Skłodowska-Curie n’a que très légèrement progressé cette année, en comparaison avec ceux d’autres pays.
Les bourses Marie Skłodowska-Curie sont l’un des principaux outils de mobilité scientifique de l’UE. Elles financent des chercheurs de toutes nationalités pour travailler dans des laboratoires européens.
La nouvelle stratégie de la Commission invite l’UE à jouer « un rôle plus important », en collaboration avec ses États membres et d’autres organisations concernées, dans l’orientation des investissements, en encourageant un alignement plus étroit des fonds de financement européens, nationaux et régionaux afin d’obtenir un impact plus important.
La stratégie cite l’exemple de l’entreprise commune EuroHPC, qui gère les supercalculateurs les plus performants d’Europe, comme exemple de collaboration fructueuse. Elle affirme également que le Centre commun de recherche de la Commission (Joint Research Centre, JRC) prépare « une série de projets phares » pour développer et tester des technologies innovantes.
(asg)