La Commission revient sur une annonce de sa présidente concernant les gigafactories d’IA

Les déclarations faites mardi 16 septembre par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, concernant la signature de « projets pilotes » liés aux futures gigafactories d’IA ont été retirées de la transcription officielle de son discours.

EURACTIV.com
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. [Getty Images/Philipp von Ditfurth_Picture alliance]

En janvier, la Commission a dévoilé son intention de soutenir plusieurs centres d’entraînement pour les très grands modèles d’IA, les futures « gigafactories d’IA ». Ces centres devraient être cofinancés par les États membres et les entreprises, à hauteur de 20 milliards d’euros au total.

Avant l’été, la commissaire chargée des Technologies, Henna Virkkunen, avait révélé que la Commission avait reçu 76 manifestations d’intérêt pour ces centres, bien au-delà des six ou sept attendues initialement. Un appel officiel à projets devait suivre vers la fin de l’année pour préciser les critères de sélection, les exigences et les conditions de financement.

Cependant, lors d’une conférence marquant le premier anniversaire du rapport sur la compétitivité européenne de Mario Draghi, Ursula von der Leyen a déclaré : « Plus tard dans la journée, […] nous signerons les premiers projets pilotes ». Cette phrase a semé la confusion, car la Commission n’avait jamais annoncé de phase pilote avant la construction des gigafactories d’IA.

Lors du point presse de midi de la Commission, un porte-parole de l’exécutif a clarifié que les « projets pilotes » mentionnés concernaient en réalité les corridors verts pour le transport, et non les gigafactories d’IA.

Mardi, Ursula von der Leyen a affirmé « nous avons créé les fabriques d’IA et bientôt nous transformerons les meilleures d’entre elles en gigafabriques » afin de « permettre à nos start-up innovantes d’avoir accès à la puissance de calcul et de tester et entraîner leurs modèles ». Elle a également souligné que « la réponse du secteur privé européen a été impressionnante », l’objectif de mobiliser 20 milliards d’euros d’investissements pour développer les gigafactories ayant été largement dépassé, avec « des propositions du secteur privé à hauteur de 230 milliards d’euros ».

De son côté, Mario Draghi, présent à la conférence mardi, a critiqué la Commission, estimant qu’elle n’agissait pas assez rapidement pour développer l’écosystème européen de l’intelligence artificielle.

(asg)