La Finlande opposée à la création d’une nouvelle dette commune de l’UE

La Finlande s’oppose fermement à la création d’une nouvelle dette commune de l’UE pour lutter contre l’inflation et la crise énergétique, selon la ministre finlandaise des Affaires européennes et des Réformes, Tytti Tuppurainen.

Euractiv.com
EU General Affairs Council in Brussels
Le ministre finlandais des Affaires européennes et des Réformes, Tytti Tuppurainen. [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

La Finlande s’oppose fermement à la création d’une nouvelle dette commune de l’UE pour lutter contre l’inflation et la crise énergétique, a déclaré la ministre finlandaise des Affaires européennes et des Réformes, Tytti Tuppurainen à la Finnish Broadcasting Company.

Le pays se dit cependant favorable au respect des règles du marché intérieur de l’Union européenne et à la coordination au niveau européen, même lorsqu’il s’agit de soutenir les entreprises et les citoyens,

Un soutien national non coordonné aux entreprises entraînerait dans le pire des cas la désintégration du marché intérieur, ce qui aurait pour conséquence « un désastre » pour une petite économie comme la Finlande, a affirmé Mme Tuppurainen.

Il devrait toutefois être possible de soutenir les entreprises et les citoyens, même si ces mesures sont exceptionnelles, elles devraient être coordonnées et soigneusement étudiées, a-t-elle poursuivi.

La ministre a également affirmé que la Finlande était fortement opposée au projet de nouvelle dette européenne commune présenté dans le journal Corriere della Sera par les commissaires européens à l’Économie Paolo Gentiloni et au Marché intérieur Thierry Breton.

À la place, Mme Tuppurainen a semblé favorable à l’utilisation des fonds de relance post-Covid, mais pour d’autres objectifs que ceux initialement prévus également.

En ce qui concerne l’annonce de l’Allemagne d’utiliser une dette de 200 milliards d’euros pour aider à atténuer la crise énergétique actuelle, la Finlande, comme beaucoup d’autres États membres de l’Union, reste sur la défensive.

Mme Tuppurainen estime toutefois que les dépenses en investissements énergétiques pour diminuer la dépendance au gaz russe ou aider les ménages sont tout à fait « acceptables ».