La France et l’Irlande affichent leur unité sur la PAC
Lors d’une visite à Paris du ministre de l’Agriculture irlandais, Bruno Le Maire et son homologue ont affirmé leurs convergences de vues sur la PAC et les grands principes de la future politique de la pêche.
Lors d’une visite à Paris du ministre de l’Agriculture irlandais, Bruno Le Maire et son homologue ont affirmé leurs convergences de vues sur la PAC et les grands principes de la future politique de la pêche.
Après l’offensive polono-britannique contre la France sur la réforme de la politique agricole commune, Paris avance à son tour ses pions.
Budget stable
Vendredi 29 septembre, Bruno Le Maire a reçu le ministre irlandais de l’Agriculture et de la Pêche Somon Coveney. Ils se sont entretenus sur de nombreux dossiers et en particulier sur celui de l’avenir du secteur agricole.
Pour les deux pays, les négociations entre les États membres et les institutions européennes doivent conduire à « une stabilisation du budget de la PAC au niveau actuel ».
Pas de marché
La France et l’Irlande sont d’accords sur le principe d’attribuer une partie des aides directes de la PAC selon des critères environnementaux. Mais les deux États voudraient que « l’ampleur du ’verdissement’ soit déterminé en fonction du budget global de la PAC ».
La Commission européenne envisagerait pour le moment de conditionner 30% de l’argent au respect de ces normes. Bruno Le Maire a déjà fait savoir que le chiffre était trop élevé.
Autre négociation sensible : l’avenir de la pêche européenne. Là encore, des convergences de vues entre les deux pays semblent exister sur les grands principes. Les deux ministres ont notamment réaffirmé leur opposition à un marché de concessions de pêche individuelles transférables.
Garantir le PEAD
Enfin, Paris et Dublin souhaitent aussi « une régulation des marchés agricoles (…) qui permette de répondre de manière flexible aux aléas économiques et sanitaires ».
Les deux ministres ont aussi réaffirmé leur attachement au Programme européen alimentaire en faveur des plus démunis et appelé « à l’adoption des propositions de la Commission européenne pour garantir l’aide alimentaire en Europe ».