La Hongrie déclare ne pas avoir besoin du soutien de l’OTAN pour protéger son espace aérien

Le ministère hongrois de la Défense a indiqué mardi 16 septembre que les nouveaux déploiements de l’OTAN sur le flanc est de l’Alliance ne concernaient pas la Hongrie. Toutefois, Budapest suit de près la menace posée par les drones russes récemment observés en Pologne et en Roumanie.

EURACTIV.com
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Vendredi dernier (12 septembre), le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), Alexus G. Grynkewich, ont annoncé de nouveaux déploiements pour la défense aérienne sur le flanc est de l’Alliance.

Cette initiative, baptisée Eastern Sentry, « couvrira tout le flanc est de l’Alliance, du Grand Nord à la mer Noire et à la Méditerranée, partout où nous pourrions voir une menace de la part des Russes », a expliqué Alexus G. Grynkewich, tout en ajoutant que l’accent restait mis sur la Pologne.

Le Premier ministre Viktor Orbán a reconnu que la guerre en Ukraine créait des « risques », mais la Hongrie, souvent réticente à condamner les attaques russes, estime pouvoir protéger son espace aérien avec ses propres moyens.

Interrogé par Euractiv sur sa participation éventuelle à l’initiative, le ministère hongrois de la Défense a répondu qu’aucune décision n’avait été prise, mais que le pays ne prévoyait pas de demander un soutien supplémentaire aux autres Alliés pour l’instant.

Des renforts de l’OTAN, par exemple des unités de défense aérienne, « pourraient être déployés en Hongrie si nécessaire », a précisé le ministère de la Défense. Il a souligné que la Hongrie avait déjà renforcé ses mesures de défense aérienne nationale « en réponse à la menace croissante posée par des drones ».

La Hongrie participe également à des patrouilles aériennes avec des avions Gripen fabriqués par Saab.

Outre la récente présence de drones dans les espaces aériens de la Pologne et la Roumanie, d’autres incidents ont été enregistrés ces dernières années, notamment dans les États baltes. Il s’agit d’un phénomène de plus en plus fréquent depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

La Lituanie et la Lettonie demandent par ailleurs depuis trois ans un renforcement de la défense aérienne sur le flanc est de l’Alliance, en particulier contre les drones.

Depuis la semaine dernière, plusieurs pays européens ont engagé des moyens sur le flanc est : la République tchèque envoie trois hélicoptères, le Danemark deux chasseurs F-16 et une frégate de guerre anti-aérienne, la France trois chasseurs Rafale, l’Allemagne quatre avions Eurofighter et le Royaume-Uni des Typhoons. L’Italie, l’Espagne et la Suède ont également promis d’apporter un soutien.

(asg)