La nouvelle méthode de calcul européenne ferait grimper la dette française

La dette de l’État français a atteint 66,6% du PIB au deuxième trimestre 2007, soit 1216,4 milliards d’euros. Cette augmentation de 32,3 milliards par rapport au trimestre précédent serait en partie due à la nouvelle méthode de calcul de la dette imposée par l’Union européenne.

La dette de l’État français a atteint 66,6% du PIB au deuxième trimestre 2007, soit 1216,4 milliards d’euros. Cette augmentation de 32,3 milliards par rapport au trimestre précédent serait en partie due à la nouvelle méthode de calcul de la dette imposée par l’Union européenne.

En bref  :

L’Insee a publié le 28 septembre le montant de la dette française pour le deuxième semestre 2007.

Les résultats ne sont pas bons pour l’État français. La dette est ainsi passée de 1184,1 milliards les six premiers mois de l’année, à 1216,4 milliards d’euros au deuxième semestre, soit une progression de 1,2 points pour se fixer à 66,6% du PIB.

La dette de l’État a progressé de 27,7 milliards, celle des organismes de sécurité sociale de 5,8 milliards et celle des organismes divers d’administration centrale de 1,4 milliard. Seuls bons élèves, les administrations publiques locales, qui ont réduit leurs créances de 2,6 milliards d’euros.

Bercy a tenu à préciser que l’augmentation de la dette n’était qu’un effet de chiffre. Cette « augmentation est liée en grande partie à l’accroissement de la trésorerie de l’État, notamment pour faire face au remboursement de titres négociables au mois de juillet », a indiqué l’INSEE. L’État aurait, depuis lors, remboursé plus de 20 milliards d’euros.

La deuxième raison de l’augmentation de la dette est la mise en place d’une nouvelle méthode de calcul par l’office européen des statistiques de l’Union européennes (EUROSTAT), qui consiste à calculer la dette en termes bruts. C’est-à-dire en ne soustrayant pas les actifs détenus par les administrations publiques.

Le gouvernement table donc toujours sur une réduction de la dette à 64,2% du PIB pour la fin de l’année 2007.

Selon les critères fixés par l’Union européenne et le pacte de stabilité, la dette des États ne doit pas dépasser 60% du PIB. La France n’est pas la seule dans cette situation. La dette de l’Allemagne a atteint 67,5% de son PIB. Le pays le plus endetté de l’Union européenne est l’Italie (108% de son PIB). A l’inverse, l’Estonie a des finances très saines, la dette ne représentant que 4,8% du PIB.