Le centre gauche allemand veut renforcer la surveillance de Twitter suite au rachat par Elon Musk
La récente acquisition de Twitter par le multimilliardaire Elon Musk appelle à un contrôle plus strict des activités du géant des réseaux sociaux en Europe, estime le parti social-démocrate (SPD) du chancelier allemand Olaf Scholz.
La récente acquisition de Twitter par le multimilliardaire Elon Musk appelle à un contrôle plus strict des activités du géant des réseaux sociaux en Europe, estime le parti social-démocrate (SPD) du chancelier allemand Olaf Scholz.
M. Musk a racheté le réseau social Twitter pour 44 milliards de dollars le 27 octobre, après avoir présenté une offre d’achat en avril. Cette acquisition a suscité des réactions mitigées, certains louant les changements prévus pour l’entreprise, d’autres craignant la montée éventuelle des discours de haine, du conspirationnisme et de la désinformation.
En Allemagne, l’acquisition n’a pas été accueillie à la légère. Le SPD au pouvoir et plusieurs de ses membres influents ont en effet appelé les autorités compétentes et le ministre libéral de la Justice, Marco Buschmann, à mettre en œuvre une surveillance sévère à l’encontre de Twitter pour s’assurer que l’entreprise respecte les règles de l’UE en matière de contenu en ligne.
« Pour moi, le fait que Twitter soit racheté par quelqu’un qui veut utiliser le réseau à des fins politiques de manière encore plus marquée est très problématique », a déclaré le chef du parti SPD, Lars Klingbeil, au quotidien Handelsblatt.
« Si la diversité d’opinion venait à être encore plus limitée, les autorités devront agir de manière résolue », a-t-il ajouté.
Le porte-parole du parti en matière de politique numérique, Jens Zimmermann, a également critiqué les récents développements liés à Twitter dans une interview accordée au Handelsblatt.
Il estime que la récente décision de M. Musk de renvoyer massivement d’anciens employés signifie que Twitter ne sera pas en mesure de satisfaire aux exigences de l’UE en matière de modération des contenus et que le réseau ne donnera pas suite aux plaintes portant sur des contenus préjudiciables.
Le bureau fédéral de la Justice doit « soumettre Twitter à un examen plus strict », a-t-il ajouté.
Parallèlement, la Commission européenne travaille actuellement à la mise en œuvre de la loi sur les services numériques (DSA) adoptée en mars de cette année. Cette législation européenne vise à lutter contre la diffusion de contenus illégaux et préjudiciables en ligne.