Le Parlement européen reviendra à Strasbourg quand la situation sanitaire le permettra

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a écrit une lettre « aux amis de Strasbourg » sur la délocalisation de la prochaine session plénière à Bruxelles. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Ouest-France
Les négociateurs du Parlement européen disent avoir fait « une proposition novatrice » sur « la comptabilisation des coûts de la dette commune dans le prochain budget à long terme de l'UE », mais celle-ci a été rejetée par le Conseil.

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a écrit une lettre « aux amis de Strasbourg » sur la délocalisation de la prochaine session plénière à Bruxelles. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le président du Parlement s’est adressé « aux amis de Strasbourg » dans un communiqué jeudi 12 mars, pour « expliquer aux Français et aux habitants de Strasbourg le caractère exceptionnel de la décision de délocaliser à Bruxelles les sessions plénières du Parlement européen de mars et d’avril » en raison de la crise du coronavirus.

Le signal envoyé inquiétait les défenseurs de Strasbourg comme siège du Parlement européen. Les eurodéputés ne reviendront en effet pas avant la mi-mai à Strasbourg, si aucune autre annulation n’a lieu entre-temps. Plusieurs eurodéputés, notamment français, avaient réagi vertement à ces annonces, y voyant une bataille gagnée par les eurodéputés favorables à « un siège unique », c’est-à-dire seulement Bruxelles.

 « Strasbourg restera le siège du Parlement européen »

« Strasbourg reste et restera le siège du Parlement européen », affirme David Sassoli. « Symbole de la réconciliation de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale et de la volonté de paix des Européens. Elle est aussi au cœur d’une Europe contemporaine. Le Parlement européen est chez lui dans une ville riche d’initiatives citoyennes et culturelles au cœur des valeurs de l’Europe que nous défendons. Et le Parlement européen est reconnaissant des efforts continus de Strasbourg pour l’accueillir. »

Le président du Parlement européen promet « que, dès que la situation sanitaire nous le permettra, nous ferons tout ce qui est possible pour respecter les engagements des traités européens en ce qui concerne les sessions plénières mensuelles du Parlement européen ».

Se voulant plus lyrique, David Sassoli conclut son message en affirmant que « le moment de nous embrasser à nouveau va bientôt arriver. »

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