Le vent et le soleil : des solutions aux besoins énergétiques mondiaux ? [FR]

Selon certaines fédérations professionnelles, si des politiques pertinentes étaient mises en place, l'électricité produite par l'énergie solaire et éolienne pourrait répondre substantiellement à la demande globale d'ici 2020-2025.

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Selon certaines fédérations professionnelles, si des politiques pertinentes étaient mises en place, l’électricité produite par l’énergie solaire et éolienne pourrait répondre substantiellement à la demande globale d’ici 2020-2025.

Les prévisions énergétiques mondiales publiées le 5 septembre par l’Association mondiale de l’énergie éolienne (GWEC), prévoient « un écart important entre la demande et l’offre qui pourrait devenir problématique peu après 2010 ».

Selon le rapport, intitulé « Combler le manque », l’insuffisance en pétrole et en gaz pourrait atteindre 10% de la demande en 2020 et 18% d’ici 2030. 

La GWEC estime que « finalement, l’écart sera comblé par l’utilisation de plusieurs technologies comme les énergies renouvelables, le charbon et le nucléaire ». Cependant, d’après l’association, l’énergie éolienne constitue « le meilleur choix pour combler ce manque en approvisionnement car elle est sûre, ne produit pas de CO2, est économiquement viable et disponible dans tous les pays ». 

Quelque soit le cocktail énergétique que les pays vont choisir (la part de pétrole, de gaz, de nucléaire, de charbon et d’énergie renouvelable), une chose est clair : des investissements massifs seront nécessaires afin de faire face à l’explosion de la demande. 

Dans ces prévisions énergétiques mondiales pour 2005, l’IEA a prévu qu’il faudrait investir 17 000 milliards de dollars dans les infrastructures afin de combler la demande d’ici 2030. Cela représente près de 56 milliards par an, en considérant que les énergies fossiles continuent de représenter plus de 80% du cocktail énergétique. 

Cependant, selon la GWEC, les prévisions de l’IEA concernant les réserves mondiales de pétrole et de gaz sont largement surestimées. D’après elle, « ces prévisions énergétiques dominantes sont basées sur une évaluation bizarrement très optimiste réalisée par l’US Geological Survey (Service Géologique des Etats-Unis d’Amérique), qui ne correspond pas aux données détaillées sur les découvertes de réserves mondiales ». 

La GWEC a enfin ajouté qu’au niveau actuel de consommation, les réserves mondiales de charbon qui sont pour l’instant abondantes, seront épuisées d’ici la fin du 21ème siècle.