Les comptes de l’UE rejetés pour la 13ème année consécutive
La Cour des comptes n’a pas approuvé les comptes de l’UE pour la 13ème année consécutive. La plupart des grandsd domaines de dépense sont en effet critiqués.
La Cour des comptes n’a pas approuvé les comptes de l’UE pour la 13ème année consécutive. La plupart des grandsd domaines de dépense sont en effet critiqués.
En bref :
Le rapport de la cour des comptes européenne de 2006, publié hier, a relevé un faible contrôle interne du budget européen, à la fois par la Commission européenne et par les États membres. C’est la principale raison qui explique le rejet de 80% du budget par l’audit.
« Les erreurs affectant les transactions résultent, entre autres, de négligences, d’une méconnaissance des règles souvent complexes et de tentatives présumées de fraude au budget de l’UE », a déclaré le président de la Cour de comptes, Hubert Weber. « Je crois qu’il y a une forte attente des citoyens européens pour que l’argent de l’UE soit correctement géré et contrôlé, partout en Europe ».
Le montant du budget de la Commission était pour l’année dernière de 107 milliards d’euros. Le rapport de la Cour des comptes, publié annuellement, met en avant des irrégularités dans certaines dépenses de l’exécutif européen.
Le rapport distingue des irrégularités de paiement structurelles à la Commission et d’autres liées à la politique agricole. 12% des aides régional n’ont pas été correctement utilisées, selon le rapport. A titre d’exemple, parmi les bénéficiaires des aides agricoles, figurent aujourd’hui des compagnies de chemin de fer, des clubs d’équitation, de golf, de loisir et des conseils municipaux.
Le rapport révèle aussi une réduction significative de la marge d’erreur dans l’estimation du cout total de la politique agricole commune (PAC). Les auditeurs ont salué les « efforts considérables » réalisés par la Commission pour améliorer la gestion de ses fonds, en particulier concernant l’efficacité du système de paiement unique.
Le vice-président de la Commission, Siim Kallas, a réagit à la publication du rapport et a tenu à souligner « le réel progrès » de l’exécutif européen, ajoutant qu’il était « heureux de voir que la Cour des comptes approuvait aujourd’hui à peu près 40% des paiements ». Il a fait remarquer qu’un tiers du budget avait été approuvé l’année dernière, alors que le chiffre n’était que de 6%, il y a trois ans de cela.
Siim Kallas a toutefois concédé que les fonds structurels constituaient un domaine problèmatique, tout en ajoutant que les États membres eux-mêmes devaient faire plus pour réduire les marges d’erreurs dans leur gestion.
Le président de la Cour, Hubert Weber, a conclu : « La Commission doit montrer l’exemple en accordant une attention particulière à la conception et au bon fonctionnement de ses propres systèmes de contrôle interne dans le domaine des fonds communautaires en gestion directe, à savoir les politiques internes et les actions extérieures ».