Les Jeunes Agriculteurs veulent une interprofession laitière européenne
Pour organiser la fin des quotas prévus en 2015, le syndicat des Jeunes Agriculteurs propose que le secteur se regroupe au niveau européen dans une grande interprofession.
Pour organiser la fin des quotas prévus en 2015, le syndicat des Jeunes Agriculteurs propose que le secteur se regroupe au niveau européen dans une grande interprofession.
La réforme du secteur européen du lait de la fin des années 2000 a amené à la suppression des quotas. A partir de 2015, les producteurs seront libres de produire autant qu’ils le souhaitent.
Au niveau européen
Toutefois, soucieux de l’avenir de leur filière, bien des agriculteurs souhaitent qu’une certaine maitrise de la production soit maintenue.
C’est dans cette optique que le syndicat agricole Jeunes Agriculteurs (JA) a dévoilé ses propositions, d’interprofession laitière européenne lors d’une conférence de presse, mardi 30 août 2011. Elle regrouperait les producteurs et les industriels des 27 et serait connectée avec les interprofessions nationales.
La création d’une échelon européen pour la filière lait présente deux intérêts. Assurer une maitrise de la production en fonction de la demande mondiale et permettre grâce à la mise en place d’un Observatoire européen de la production et des marchés, l’anticipation et la gestion des crises dans le secteur.
CEJA
Pour Jérémie Bolon, membre du bureau des JA, cette interprofession est une « nécessité ». Lui-même producteur de lait, il reconnait « qu’il existe des divergences de point de vue entre les pays européens. Quelques uns sont très libéraux » ce qui forcera à des compromis si un tel projet veut voir le jour. « Mais il existe des éléments qui nous unissent, comme la gestion de crise ».
Les discussions européennes se mènent au sein du Conseil européen des jeunes agriculteurs.
Au niveau français
Les Jeunes Agriculteurs souhaitent aussi un renforcement des regroupements de producteurs au niveau national pour pouvoir mieux négocier les contrats avec la grande distribution et les industriels.
Aujourd’hui, ces négociations se font souvent de façon individuelle, les mettant sur un plan d’infériorité. Mais les tensions intersyndicales bloquent pour l’instant tout rapprochement.
Au sein de l’interprofession laitière nationale, ils imaginent aussi la mise en place d’une cellule export qui identifierait les débouches mondiaux pour les producteurs de lait français.
Les JA souhaiteraient qu’une partie des bénéfices réalisés à l’export alimentent une caisse de sécurisation, pour les producteurs, ce qui permettrait de lutter contre la volatilité du marché mondial et de financer des projets communs.